Le Blog de Vincent

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dimanche 27 décembre 2009

L'Autre miracle de Noël !

Un autre miracle de Noël a apparemment eu lieu cette année, en plus de la reprise d'une activité sur le présent blog. Ce miracle, s'il est avéré, fera d'ailleurs bien plus de bruit puisqu'il devrait être mentionné dans différents médias franciliens, mais également nationaux. J'utilise justement le conditionnel parce que pour le moment je n'ai pas eu de compte-rendu officiel via les médias.

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lundi 5 janvier 2009

Let it snow

Dans mon billet d'hier, je faisais part d'une crainte qu'éveillait en moi les prévisions météo pour aujourd'hui, en particulier en matière de nuisance dans le domaine des transports franciliens – qui toutefois n'ont pas besoin de tels prétextes pour fonctionner mal. Eh bien il semble que je ne sois pas si mauvais que ça en matière de prévisions…

Toutefois, contrairement à ce que je craignais, ce ne fut pas lors du trajet aller (maison vers boulot) que les problèmes liés à la neige se sont manifestés ; celle–ci tombait doucement et depuis peu, aussi la couche blanche qui commençait à recouvrir les trottoirs et les toits des communes traversées par mon car n'eut aucune incidence sur le trajet. Cela n'a pas empêché ce trajet aller de se transformer en plan galère – 2h30 de trajet, pas mal du tout pour un lundi matin – mais ce ne fut en rien la faute de la neige, le RER A ayant décidé de merder tout seul comme un grand – oui oui, il en est capable, comme il nous le démontre régulièrement depuis quelques années. Bon, au final j'arrive au boulot à une heure qu'on peut encore qualifier de décente (j'étais parti de chez moi assez tôt, dans le but d'arriver assez tôt : loupé).

Le soir, trajet retour (boulot vers maison donc, l'exact symétrique du trajet aller), qui commence dans le froid sur un quai du RER B, à l'attendre quasiment un quart d'heure, à une heure qui est normalement de pointe – ah, les horaires assez délirants de cette ligne le soir… oui, j'ai de la chance, en ce moment j'emprunte non pas une mais deux lignes de RER qui sont susceptibles de régulièrement mal marcher.

Le trajet se déroule malgré tout pas trop mal, quelques stations avant mon arrivée je termine un chapitre du roman que je lis actuellement ; comme il me reste encore plusieurs minutes de trajet en RER, je débute le chapitre suivant, qui est assez court et sera certainement terminé avant mon arrivée à la maison. Arrivé à ma destination, je constate qu'il me reste huit pages pour terminer le chapitre. Parfait, juste de quoi occuper le trajet en car, dernier tronçon de ma quotidienne odyssée.

Le RER accoste à 19h49, parfait pour prendre le car de 19h52. Je me dirige vers son arrêt, où quelques personnes attendent déjà. Les alentours de la gare RER sont couverts du blanc manteau de la neige, tandis que la chaussée est couverte d'une boue grisâtre, mélange de sel, de neige fondue et de pollution automobile. Pas très beau, mais au moins les véhicules circulent, très correctement me semble–t–il. Je me place donc à l'arrêt, et attends le car, qui est en retard (une fois n'est pas coutume).

Bon, c'est peine perdue, parce que ledit car n'arrivera pas ; aucun trafic de transports en commun dans mon coin ce soir ! J'apprendrai plus tard dans la soirée qu'il a été interrompu vers 19h, et que c'est plus ou moins généralisé sur toute la région parisienne – le site de la RATP, comme souvent très utile, liste les différents problèmes de trafic ce soir. Alors du coup, le tronçon car fut fait à pieds, 1h10 de marche dans la neige au lieu de 20 mn de car. Petite promenade sympathique, mais je ne ferais pas ça tous les soirs ! (bonjour les courbatures demain…)

Heureusement, mon iPod avait suffisamment de jus pour m'accompagner sur le chemin, et le programme concocté par la fonction shuffle fut tout à fait intéressant. En plus, l'air était relativement clément, un froid doux mais pas vif. Tout l'inverse de la première fois où pareille aventure m'était arrivée ; il y a 10 ans, hiver 1999, je débarque du RER au beau milieu d'un petit blizzard (comprendre neige drue + vent glacé), et cette fois–là déjà, le trafic bus et car avait été interrompu. J'avais donc fait le trajet à pied, mais dans une petite tempête. Au passage, à l'époque le salage de la chaussée avait été beaucoup moins efficace, et le trafic automobile était tout sauf fluide et serein.

Bon, finalement c'était pas si mal, au moins ça m'a fait faire un peu de sport – et c'est bienvenu, car mon boulot est très sédentaire, au grand dam de mon tour de taille. Reste maintenant à voir si je pourrai me rendre à la gare RER demain matin, et dans quelles conditions ; à l'heure où j'écris ces lignes, il est prévu que les perturbations continuent demain matin.

Bon, sinon les lectrices et lecteurs du sud de la Loire, voire des Tropiques (qui sont aussi au sud de la Loire, d'ailleurs), vous êtes en situation idéale pour dégainer vos sarcasmes. Mais votre éventuelle compassion pour nous autres pauvres franciliens sera bien plus appréciée.

Edit 06/01, 7h08 : Bon apparemment les bus circulent ce matin, au moins on va pouvoir aller bosser. Quand à revenir ce soir, c'est autre chose…