Le Blog de Vincent

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jeudi 22 janvier 2009

Mais quand s'arrêteront ils ?

Le marché du disque est censé être en crise depuis plusieurs années – sous entendu, les maisons de disques sont au bord de la faillite (et hélas pour certains labels comme Fargo ou F Com, c'est le cas), mais je constate qu'il sort toujours autant de choses intéressantes. Cette semaine, le nouveau Antony & the Johnsons, la semaine prochaine le nouveau Franz Ferdinand (Yes !) et surtout... le nouvel album du Boss (album du mois et chronique élogieuse dans Rock & Folk de ce mois, YES YES YES !!!), sans oublier tous les autres (rééditions diverses, nouveaux albums, soldes)… Bref, heureusement que c'est la crise, sinon je ne sais pas comment je ferais.

lundi 19 janvier 2009

Motown 50 : Comment tout a commencé (entre Motown et moi)

Si la semaine dernière j'ai rédigé un billet pour saluer le cinquantenaire du label Motown, c'est avant tout parce que ce label tient une place à part dans ma discothèque et mon cœur. D'une part parce que sa réussite constitue une magnifique et parfois terrible histoire, et bien sûr d'autre part à cause de la fantastique musique que ce label a produit durant toutes ces années.

Alors comment tout cela a–t–il commencé, entre Motown et moi ? Dans quelles circonstances s'est faite la rencontre ? Eh bien tout s'est cristallisé il y a une vingtaine d'années, entre l'automne 1989 et l'été 1990. En fait, pendant mon adolescence, ma culture musicale s'est peu à peu construite principalement à l'aide de deux instruments : la radio et la télévision. Oh certes, d'autres canaux m'ont apporté des connaissances musicales, comme les discussions avec mes camarades de lycées (et les cassettes échangées entre nous), ou quelques lectures musicales, mais c'est surtout à partir de la décennie suivante que je multiplierai les canaux de découvertes, au grand dam de mon budget qui verra la part consacrée aux achats de disques prendre des proportions déraisonnables.

Mais pour l'heure, je me contente de ce qui m'est proposé par mes fournisseurs habituels. En particulier, j'écoute beaucoup la FM le soir. Je n'ai jamais été très télé, sans doute parce que je n'ai pas pris l'habitude de la regarder le soir étant enfant, et donc j'ai depuis toujours préféré la compagnie de la radio le soir. J'ai pendant plusieurs années écouté principalement la radio NRJ, et puis vers 1988 je commence à m'en lasser, et je déserte les « Disques à la demande » de Serge Rep (émission diffusée alors en soirée sur NRJ) pour m'aventurer sur la bande FM parisienne à la recherche de choses sympas. C'est dans ce contexte que je tombe sur une émission de RFM diffusée de 21 heures à 22 heures tous les soirs de la semaine.

RFM est alors une radio orientée pop rock tendance rock californien (ils diffusaient pas mal Toto) et musique se voulant de qualité, plus ou moins à l'écart des hits commerciaux diffusés par ses consœurs (hits dont NRJ s'est faite la spécialiste depuis le début de la décennie). Le principe de cette émission, c'est de prendre une année entre 1960 et 1975, et de diffuser un Top 10 de cette année là. Et alors là, c'est pour moi une révélation : je vais en l'espace de quelques mois découvrir des pans entiers de la pop classique. C'est ma première approche sérieuse des répertoires des Beatles, Rolling Stones, Simon & Garfunkel (et Paul Simon en solo à partir de 1971) et autre Bob Dylan. Et bien entendu, ma première approche sérieuse du répertoire Motown.

Car parmi les hits qui cartonnaient ces années–là, on trouve bien entendu de nombreux titres Motown, puisque cette période constitue la période classique du label, que certains considèrent comme son âge d'or. C'est ainsi que je découvrais des titres des Supremes (Baby Love, You Can't Hurry Love, et le fabuleux Stop! In the Name of Love), des Four Tops (It's the Same Old Song, I Can't Help Myself, et Reach Out, I'll Be There avec son extraordinaire intro, galop de cheval sur fond de flûtes), des Temptations (My Girl, Papa Was a Rolling Stone), Martha & the Vandellas (Dancing in the Street, (Love Is Like A) Heatwave), et quelques autres (Marvin Gaye, Stevie Wonder…). Bref, j'entrai dans un univers que les frontières étroites du Top 50 de l'époque m'avaient jusqu'alors caché.

En quelques mois, je suis donc entré de plain pied dans une partie de la discographie Motown, les hits des 60s et du début des 70s, la partie visible d'un passionnant iceberg. J'ai d'ailleurs enregistré ce nom, Motown, comme étant marque de qualité quelques mois plus tard, lors de l'été 1990. La télévision diffuse de temps à autres une publicité pour une compilation reprenant les titres les plus connus du label ; je prends alors conscience que tous ces hits cités plus haut constituent, pris ensemble, un corpus passionnant et magique. Et que le nom de ce corpus, c'est ce nom magique, Motown.

Je n'ai pas acheté la compilation en question, mais je me suis bien rattrappé les années suivantes entre compilations, boxsets et albums variés. Jusqu'à arriver ici ce soir à raconter l'histoire de cette rencontre.

lundi 12 janvier 2009

Motown 50 : Happy Birthday Motown

Aujourd'hui, 12 janvier 2009, il y a un anniversaire à célébrer. Oh, pas celui d'une personne, mais celui d'un illustre label ; je veux parler de Motown, aussi connu sous le nom de Tamla Motown, ou encore Motown Records.

Motown, c'est l'abbréviation de motor town, nom familier de la ville de Detroit. C'est en effet dans cette cité indutrielle et ouvrière du nord des États–Unis que Berry Gordy, alors agé d'une trentaine d'années, fonde ce label de rythm & blues le 12 janvier 1959, il y a tout juste 50 ans. C'est le début d'une extraordinaire épopée qui verra le label produire à la pelle des tubes éternels, et donner naissance à certaines stars de ces dernières décennies – au hasard : Diana Ross, Marvin Gaye, Stevie Wonder, Lionel Richie, Michael Jackson et bien d'autres…

Je dois l'avouer, depuis ma rencontre avec mes premiers titres Motown en 1989, je suis petit à petit devenu un inconditionnel du label. Il y a un style, une certaine magie pop, qui émane de ses productions – surtout la période Detroit, des débuts à 1972 – et qui ne me laisse pas insensible. Une certaine insouciance aussi, qui masque un redoutable plan de domination mondiale – ou tout du moins des charts mondiaux. ll est donc probable que j'aurais envie de reparler de ce label mythique cette année ; d'ici là, Happy Birthday Motown ! et merci à tous les artistes, musiciens, auteurs qui ont donné une âme unique à ce label.

jeudi 8 janvier 2009

Magie du Net

Discuter ici même d'une chanson… et comme elle est trop bien, envie de l'écouter. Comme je ne l'ai pas à disposition, chercher un clip sur YouTube (facilement trouvable, c'est une chanson tirée d'un film très populaire). Visionner le clip, puis comme c'est vraiment bien, se le repasser encore deux fois. Ensuite, piqué par la curiosité, chercher le clip en VO, et comparer VF et VO. Se dire que si pour les lionceaux, les voix sont OK dans dans les deux versions, celle de Zazu est mieux en VF (peut–être l'habitude ?).

En écoutant cette chanson, en faire part sur le site Facebook… info interceptée par un vieux copain de fac, et c'est parti pour un duo virtuel de folie ! Ah, moment vraiment sympa ! Voilà, Internet c'est un espace de discussion, une formidable médiathèque, un espace de délire, et tant d'autres choses…

Mais comment faisait–on AVANT Internet ? Ce temps a existé, j'y ai vécu. J'y vivais très bien sans Internet d'ailleurs, mais maintenant je dois dire que j'aurais du mal à y retourner (ou alors peut–être pour une cure de désintoxication… euh mais je suis pas intoxiqué voyons !)

jeudi 1 janvier 2009

Goodbye 2008, Welcome 2009

Voilà, nous y sommes. L'année 2008 est passée, et nous sommes entrés la nuit dernière de plain–pied dans l'année 2009. Alors que ce soit pour moi l'occasion de souhaiter aux lectrices et lecteurs de ce blog, réguliers ou occasionnels, mes meilleurs vœux de bonheur, santé et réussite pour cette nouvelle année.

Pour ma part, 2008 a été une année charnière, où un accident de parcours m'a fait beaucoup réfléchir sur mon existence et le sens que je comptais lui donner, et remettre en cause pas mal de choses. Les graines sont plantées, maintenant reste à récolter les fruits dans l'avenir, tout du moins je l'espère.

En attendant, je clôture l'année 2008 en me remémorant certaines choses sympas, parce qu'effectivement, sur certains plans elle a été très chouette. En particulier, alors que j'écris le présent billet, je réécoute quelques–uns des artistes qui m'ont accompagnés cette année (entre autres : Black Kids, Estelle, Scarlett Johanson, Last Shadow Puppets et, last but not least, le groupe qui a pour moi sorti le meilleur album de l'année, MGMT).

Et puis, il y a cette statistique effrayante, que j'obtiens après avoir comptabilisé celui vu hier : 228. Oui, 228 films vus l'année dernière, soit 20 de plus qu'en 2007, et 40 de plus qu'en 2006. Bon, merci la carte UGC illimité, et j'en connais qui doivent faire la tête chez les comptables d'UGC.

Sinon à part ça, 2008 aura été une année où j'ai repris la lecture – et ça fait rudement du bien – où j'ai abordé enfin le monde Mac – et c'est que du bonheur – et où globalement j'ai repris goût à des choses que j'ai trop longtemps délaissées.

2009 s'annonce donc pour moi pleine de promesses. En particulier, mon agenda de concerts a déjà noté deux légendes : l'immense Tina Turner le 16 mars à Bercy, et Depeche Mode le 27 juin au Stade de France. Oh, et puis le Boss sort un nouvel album fin janvier ; tout ça, c'est de bonnes nouvelles pour aborder d'un bon pied cette année.

Sur ce, en réitérant les vœux écrits plus haut, je vous quitte ; en effet, après les 228 films de 2008, il est temps de commencer la saison 2009 dès ce soir, avec mon premier film de l'année.

mercredi 5 novembre 2008

Le morceau du jour

Pour moi, le morceau de ce mardi 4 novembre 2008, ça a été Land of Hope and Dreams, de Bruce Springsteen. Parce que ce titre et ce morceau décrivent si bien ce que les États–Unis n'auraient jamais dû cesser d'être. Parce que le Boss l'a écrit lors d'une période insouciante, les années de la présidence de Bill Clinton, dont on souhaiterait retrouver l'atmosphère. Parce que ce morceau décrit si bien l'Amérique que j'aime et ce qu'elle représente pour moi.

Alors voilà, alors que je vais me coucher, à cause du décalage horaire, je ne sais pas encore. Ça serait énorme, ça serait magnifique. Alors on verra demain si l'espoir l'a emporté.

En attendant, un peu de musique avec le Boss et son E Street Band en pleine forme (vu comme ça ressemble comme deux gouttes d'eau à la version du Live in New York City que j'ai écouté aujourd'hui, ça doit provenir du même concert, enregistré donc à New York en 1999 et sorti en l'année suivante). Enjoy !

Bruce Springsteen & The E Street Band – Land of Hope and Dreams

dimanche 6 juillet 2008

Retour aux affaires

Bon, après un petit passage à vide où j'ai délaissé ce blog, ce dimanche a été l'objet d'une reprise en main. Au menu donc deux choses :

La première, c'est la mise à jour des affiches de films, qui avaient été délaissées depuis presqu'un mois. Du coup, il y a quasiment tout ce que j'ai vu en juin présent dans cette liste, sans oublier les quatres films qui ont entamé ce mois de juillet.

La seconde, c'est une nouveauté, à savoir une nouvelle rubrique qui se trouve juste sous ma photo… Qui dit « été » dit « tubes de l'été », n'est-ce pas ? Bon jusque-là je parlais épisodiquement de musique, mais pas assez à mon goût. En particulier, je pensais depuis longtemps à publier une sorte de hit-parade de mes titres préférés du moment. C'est donc chose faite, et je tâcherai de le mettre à jour tous les dimanche d'après ce que j'aurais aimé et écouté dans la semaine.

Voilà pour les nouveautés du jour, qui en annoncent peut-être d'autres…

samedi 21 juin 2008

Et maintenant, un peu de musique...

Hop, depuis un peu plus d'une heure, nous sommes le 21 juin, et cette journée a été déclarée depuis le début des années 80 comme étant celle de la Fête de la Musique. J'avoue que cette notions me laisse un peu dubitatif, parce qu'avec moi la musique est à l'honneur tous les jours. Elle est une compagne quotidienne de mes moments de joie, de doute, d'enthousiasme, de spleen, de réflexion, de détente, et que sais-je encore... Je n'attends pas le 21 juin pour écouter abondamment de la musique, ni pour empoigner l'une de mes guitares - car oui, comble du luxe, j'en possède deux. Je possède également un antédiluvien clavier Bontempi de 1989, et une flûte à bec qui ne m'a pas servi depuis que j'ai quitté le collège. Voilà pour le tour d'horizon de mes possibilités musicales (oh, j'oubliais mes ordinateurs aussi).

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lundi 14 avril 2008

Chronique du printemps 2008

Pas terrible le printemps cette année, certes nous n'en sommes qu'au début, mais le temps que nous avons en ce moment - tout du moins ici à Paris, je sais que ce blog est lu depuis des contrées aussi exotiques que Bordeaux ou Genève, voire carrément depuis d'autres coins du monde comme par exemple les Antilles - ne dépareillerait pas en hiver. Froid, pluie, temps globalement gris, neige - oui oui, vous avez bien lu, de la neige en avril ! ah c'est vrai que c'était bien beau, ce tapis blanc à l'ouverture des volets lundi dernier, mais ce n'est guère raisonnable.

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vendredi 15 février 2008

De la chronophagie du papotage sur Internet et du rechargement de l'iPod

Grrr, j'avais un programme prévu pour ce soir, notamment concernant ce blog, et j'ai eu le malheur d'ouvrir MSN Messenger... Résultat, j'ai finalement passé la soirée à discuter avec mon ami Jacques, qui est en voyage au Québec en ce moment, et que donc je n'ai pas vu le week-end dernier comme à l'accoutumée. Bon enfin ça m'a fait plaisir de discuter avec lui et d'avoir de ses nouvelles, d'autant qu'il y a eu des moments forts réjouissants.

Ceci dit, dans le programme de ce soir il y avait le rechargement de mon iPod, et ça, c'était obligatoire alors on n'y a pas coupé. Rechargement de la batterie certes, mais également de 105 nouveaux morceaux présentant quelques nouveautés - Growing Pains de Mary J. Blige, Untrue de Burial - des choses moins nouvelles mais qui n'avaient pas encore été mises dans l'iPod - A Weekend in the City de Bloc Party - ou bien de grands anciens faisant office de classiques, via des compilations présentant une sélection de leurs répertoires respectifs - Daniel Balavoine d'une part, et Supertramp d'autre part.

Franchement, c'est hallucinant qu'un si petit objet me permette d'emporter avec moi quotidiennement plusieurs centaines d'albums, plusieurs milliers de titres... Où est-il le temps où j'emportais avec moi une unique cassette audio choisie avec précaution parmi la dizaine en ma possession ? Bon je triche, à côté de ces cassettes originales, il y avait quelques dizaines de cassettes enregistrées à la radio, sur N.R.J. et consorts, au fil de mes années collège puis lycée.

Enfin bref, tout ça pour dire que je ne suis toujours pas blasé par la technologie, et que je continue de m'émerveiller pour tout cela. Ceci dit, tout merveilleux qu'il soit, mon iPod est loin de pouvoir emporter toute ma discothèque. Il y a arnaque, parce que si je me souviens bien c'était l'argument phare avancé par Steve Jobs lors de la présentation de cette version du lecteur audio d'Apple.

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