Le Blog de Vincent

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samedi 26 décembre 2009

Miracle de Noël

Il n'était pas dit que ce blog se terminerait sur une élégie à Michael Jackson, qui aura marqué cette année 2009 d'une bien triste manière. Certes, cela fait plusieurs mois qu'il est à l'abandon, avec pour ultime publication le billet dont il est question en ouverture. C'est que j'avais perdu, en quelque sorte, l'envie d'écrire ici. Je suis depuis plusieurs mois dans une période de transition, où je vis en pilotage automatique, parce que mes pensées sont accaparées par des choses pas forcément intéressantes ni drôles.

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samedi 29 août 2009

MJ & me

Ce 29 août 2009, Michael Jackson aurait eu 51 ans. Étonnant d'imaginer celui qui donnait de lui l'image d'un éternel gamin avec cet âge avancé d'adulte. Mais son chemin s'est arrêté définitivement le 25 juin dernier, provoquant une immense vague d'émotion sur toute la planète. Je crois d'ailleurs qu'on peut dire que cet été 2009 restera marqué de l'empreinte de Michael Jackson, tant on a parlé de lui, tant on a à nouveau entendu sa musique.

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lundi 3 août 2009

Ça aurait dû être un tube

Ce matin, mes divagations au sein de la bibliothèque musicale de mon iPod, pléthorique à défaut d'être exhaustive, m'ont conduit à écouter en partie l'album True Blue de Madonna. Cela faisait un bout de temps que je n'avais pas posé mes oreilles sur cet album de 1986 qui permit à Madonna d'asseoir définitivement son statut de superstar de la pop. L'abondance de la production musicale présente et passée, et le peu de temps que la vie moderne laisse pour l'écouter font que l'on laisse parfois sur le bord du chemin des disques qui furent de précieux compagnons, ou bien de simples amours de passage, avant de les retrouver souvent avec bonheur quelques mois ou quelques années plus tard.

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dimanche 15 mars 2009

Adieu Monsieur Bashung, et merci

Aujourd'hui, j'ai été particulièrement attristé. Déjà par les très beaux films vus ce samedi, Harvey Milk de Gus Van Sant et Welcome de Philippe Lioret, tous deux particulièrement émouvants. Des films différents – biopic pour le premier, fiction autour d'un fait de société pour le second – mais qui se rejoignent en ce qu'ils sont tous deux de grande qualité, politiques au noble sens du terme, et – selon moi – indispensables parce qu'ils viennent nous rappeler certaines choses importantes de façon salutaire.

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mercredi 4 février 2009

1990s sucked?

Entendu ce soir dans la bande–annonce du film The Wrestler, de Darren Aronofsky : le personnage principal, interprété par Mickey Rourke (méconnaissable, pour le coup) vante les mérites de la musique des groupes métal des années 80 (Guns 'n' Roses, Motley Crüe…) et son côté festif, puis évoque l'arrivée sur la scène de Kurt Cobain, et combien cela a gâché la fête – c'est vrai que la musique de Nirvana, bien que de qualité, n'était pas particulièrement festive… Et de finir son exposé par une sentence définitive : « Yeah, nineties sucked! »

Loin de moi l'idée d'être si catégorique quand à cette décennie, mais si je la compare avec celle qui l'a précédée, je dois dire que j'ai un net penchant pour cette dernière. C'est vrai que musicalement, les 80s étaient nettement plus pêchues et festives que les 90s. Ceci dit, c'est dans les 90s que j'ai découvert plein d'artistes que j'écoute encore aujourd'hui au quotidien, loin des plans purement nostalgiques que constituent mes réécoutes ponctuelles des classiques du Top 50 des 80s.

Je me demande également si la perception qu'on a de la musique d'une décennie n'est pas intimement liée à l'âge qu'on avait. En ce qui me concerne, les années 80 sont celles où tout a commencé, il y avait l'excitation, le plaisir de la découverte, l'énorme appétit de vie qui allait avec. Les années 90, ça correspond plus à un âge de raison, on rentre un peu dans le rang, les possibles s'amenuisent, on devient adulte quoi. Ça serait donc ça, la différence de perception que j'ai de ces deux décennies. Sans compter que dans les années 90 ma vie personnelle est partie franchement en vrille, et ce sans l'aide de Kurt Cobain. Rattrapage aux branches en fin de décennie heureusement, et pourvu de nouveaux bagages à faire fructifier. Mais ceci est une autre histoire.

Ceci dit, la bande annonce de The Wrestler donne vachement envie de voir le film. Darren Aronofsky ne m'a jusqu'à maintenant jamais déçu, bien au contraire, et je ne peux que souhaiter que ça continue. Réponse à partir du 18 février prochain. Oh, et puis juste avant, nous avons eu droit à la bande–annonce de Gran Torino, de et avec l'immense Clint Eastwood. Là aussi, ça fait rudement envie, et ça sort la semaine d'après (le 25 février). Sachant que le 11 février, il y a la sorte de Doute, match au sommet entre l'immense Meryl Streep et le très grand Philip Seymour Hoffman (vous noterez la gradation que j'utilise), et je crois qu'on peut dire que ce mois de février va encore être bien occupé, d'un point de vue ciné.

jeudi 22 janvier 2009

Mais quand s'arrêteront ils ?

Le marché du disque est censé être en crise depuis plusieurs années – sous entendu, les maisons de disques sont au bord de la faillite (et hélas pour certains labels comme Fargo ou F Com, c'est le cas), mais je constate qu'il sort toujours autant de choses intéressantes. Cette semaine, le nouveau Antony & the Johnsons, la semaine prochaine le nouveau Franz Ferdinand (Yes !) et surtout... le nouvel album du Boss (album du mois et chronique élogieuse dans Rock & Folk de ce mois, YES YES YES !!!), sans oublier tous les autres (rééditions diverses, nouveaux albums, soldes)… Bref, heureusement que c'est la crise, sinon je ne sais pas comment je ferais.

lundi 19 janvier 2009

Motown 50 : Comment tout a commencé (entre Motown et moi)

Si la semaine dernière j'ai rédigé un billet pour saluer le cinquantenaire du label Motown, c'est avant tout parce que ce label tient une place à part dans ma discothèque et mon cœur. D'une part parce que sa réussite constitue une magnifique et parfois terrible histoire, et bien sûr d'autre part à cause de la fantastique musique que ce label a produit durant toutes ces années.

Alors comment tout cela a–t–il commencé, entre Motown et moi ? Dans quelles circonstances s'est faite la rencontre ? Eh bien tout s'est cristallisé il y a une vingtaine d'années, entre l'automne 1989 et l'été 1990. En fait, pendant mon adolescence, ma culture musicale s'est peu à peu construite principalement à l'aide de deux instruments : la radio et la télévision. Oh certes, d'autres canaux m'ont apporté des connaissances musicales, comme les discussions avec mes camarades de lycées (et les cassettes échangées entre nous), ou quelques lectures musicales, mais c'est surtout à partir de la décennie suivante que je multiplierai les canaux de découvertes, au grand dam de mon budget qui verra la part consacrée aux achats de disques prendre des proportions déraisonnables.

Mais pour l'heure, je me contente de ce qui m'est proposé par mes fournisseurs habituels. En particulier, j'écoute beaucoup la FM le soir. Je n'ai jamais été très télé, sans doute parce que je n'ai pas pris l'habitude de la regarder le soir étant enfant, et donc j'ai depuis toujours préféré la compagnie de la radio le soir. J'ai pendant plusieurs années écouté principalement la radio NRJ, et puis vers 1988 je commence à m'en lasser, et je déserte les « Disques à la demande » de Serge Rep (émission diffusée alors en soirée sur NRJ) pour m'aventurer sur la bande FM parisienne à la recherche de choses sympas. C'est dans ce contexte que je tombe sur une émission de RFM diffusée de 21 heures à 22 heures tous les soirs de la semaine.

RFM est alors une radio orientée pop rock tendance rock californien (ils diffusaient pas mal Toto) et musique se voulant de qualité, plus ou moins à l'écart des hits commerciaux diffusés par ses consœurs (hits dont NRJ s'est faite la spécialiste depuis le début de la décennie). Le principe de cette émission, c'est de prendre une année entre 1960 et 1975, et de diffuser un Top 10 de cette année là. Et alors là, c'est pour moi une révélation : je vais en l'espace de quelques mois découvrir des pans entiers de la pop classique. C'est ma première approche sérieuse des répertoires des Beatles, Rolling Stones, Simon & Garfunkel (et Paul Simon en solo à partir de 1971) et autre Bob Dylan. Et bien entendu, ma première approche sérieuse du répertoire Motown.

Car parmi les hits qui cartonnaient ces années–là, on trouve bien entendu de nombreux titres Motown, puisque cette période constitue la période classique du label, que certains considèrent comme son âge d'or. C'est ainsi que je découvrais des titres des Supremes (Baby Love, You Can't Hurry Love, et le fabuleux Stop! In the Name of Love), des Four Tops (It's the Same Old Song, I Can't Help Myself, et Reach Out, I'll Be There avec son extraordinaire intro, galop de cheval sur fond de flûtes), des Temptations (My Girl, Papa Was a Rolling Stone), Martha & the Vandellas (Dancing in the Street, (Love Is Like A) Heatwave), et quelques autres (Marvin Gaye, Stevie Wonder…). Bref, j'entrai dans un univers que les frontières étroites du Top 50 de l'époque m'avaient jusqu'alors caché.

En quelques mois, je suis donc entré de plain pied dans une partie de la discographie Motown, les hits des 60s et du début des 70s, la partie visible d'un passionnant iceberg. J'ai d'ailleurs enregistré ce nom, Motown, comme étant marque de qualité quelques mois plus tard, lors de l'été 1990. La télévision diffuse de temps à autres une publicité pour une compilation reprenant les titres les plus connus du label ; je prends alors conscience que tous ces hits cités plus haut constituent, pris ensemble, un corpus passionnant et magique. Et que le nom de ce corpus, c'est ce nom magique, Motown.

Je n'ai pas acheté la compilation en question, mais je me suis bien rattrappé les années suivantes entre compilations, boxsets et albums variés. Jusqu'à arriver ici ce soir à raconter l'histoire de cette rencontre.

lundi 12 janvier 2009

Motown 50 : Happy Birthday Motown

Aujourd'hui, 12 janvier 2009, il y a un anniversaire à célébrer. Oh, pas celui d'une personne, mais celui d'un illustre label ; je veux parler de Motown, aussi connu sous le nom de Tamla Motown, ou encore Motown Records.

Motown, c'est l'abbréviation de motor town, nom familier de la ville de Detroit. C'est en effet dans cette cité indutrielle et ouvrière du nord des États–Unis que Berry Gordy, alors agé d'une trentaine d'années, fonde ce label de rythm & blues le 12 janvier 1959, il y a tout juste 50 ans. C'est le début d'une extraordinaire épopée qui verra le label produire à la pelle des tubes éternels, et donner naissance à certaines stars de ces dernières décennies – au hasard : Diana Ross, Marvin Gaye, Stevie Wonder, Lionel Richie, Michael Jackson et bien d'autres…

Je dois l'avouer, depuis ma rencontre avec mes premiers titres Motown en 1989, je suis petit à petit devenu un inconditionnel du label. Il y a un style, une certaine magie pop, qui émane de ses productions – surtout la période Detroit, des débuts à 1972 – et qui ne me laisse pas insensible. Une certaine insouciance aussi, qui masque un redoutable plan de domination mondiale – ou tout du moins des charts mondiaux. ll est donc probable que j'aurais envie de reparler de ce label mythique cette année ; d'ici là, Happy Birthday Motown ! et merci à tous les artistes, musiciens, auteurs qui ont donné une âme unique à ce label.

jeudi 8 janvier 2009

Magie du Net

Discuter ici même d'une chanson… et comme elle est trop bien, envie de l'écouter. Comme je ne l'ai pas à disposition, chercher un clip sur YouTube (facilement trouvable, c'est une chanson tirée d'un film très populaire). Visionner le clip, puis comme c'est vraiment bien, se le repasser encore deux fois. Ensuite, piqué par la curiosité, chercher le clip en VO, et comparer VF et VO. Se dire que si pour les lionceaux, les voix sont OK dans dans les deux versions, celle de Zazu est mieux en VF (peut–être l'habitude ?).

En écoutant cette chanson, en faire part sur le site Facebook… info interceptée par un vieux copain de fac, et c'est parti pour un duo virtuel de folie ! Ah, moment vraiment sympa ! Voilà, Internet c'est un espace de discussion, une formidable médiathèque, un espace de délire, et tant d'autres choses…

Mais comment faisait–on AVANT Internet ? Ce temps a existé, j'y ai vécu. J'y vivais très bien sans Internet d'ailleurs, mais maintenant je dois dire que j'aurais du mal à y retourner (ou alors peut–être pour une cure de désintoxication… euh mais je suis pas intoxiqué voyons !)

jeudi 1 janvier 2009

Goodbye 2008, Welcome 2009

Voilà, nous y sommes. L'année 2008 est passée, et nous sommes entrés la nuit dernière de plain–pied dans l'année 2009. Alors que ce soit pour moi l'occasion de souhaiter aux lectrices et lecteurs de ce blog, réguliers ou occasionnels, mes meilleurs vœux de bonheur, santé et réussite pour cette nouvelle année.

Pour ma part, 2008 a été une année charnière, où un accident de parcours m'a fait beaucoup réfléchir sur mon existence et le sens que je comptais lui donner, et remettre en cause pas mal de choses. Les graines sont plantées, maintenant reste à récolter les fruits dans l'avenir, tout du moins je l'espère.

En attendant, je clôture l'année 2008 en me remémorant certaines choses sympas, parce qu'effectivement, sur certains plans elle a été très chouette. En particulier, alors que j'écris le présent billet, je réécoute quelques–uns des artistes qui m'ont accompagnés cette année (entre autres : Black Kids, Estelle, Scarlett Johanson, Last Shadow Puppets et, last but not least, le groupe qui a pour moi sorti le meilleur album de l'année, MGMT).

Et puis, il y a cette statistique effrayante, que j'obtiens après avoir comptabilisé celui vu hier : 228. Oui, 228 films vus l'année dernière, soit 20 de plus qu'en 2007, et 40 de plus qu'en 2006. Bon, merci la carte UGC illimité, et j'en connais qui doivent faire la tête chez les comptables d'UGC.

Sinon à part ça, 2008 aura été une année où j'ai repris la lecture – et ça fait rudement du bien – où j'ai abordé enfin le monde Mac – et c'est que du bonheur – et où globalement j'ai repris goût à des choses que j'ai trop longtemps délaissées.

2009 s'annonce donc pour moi pleine de promesses. En particulier, mon agenda de concerts a déjà noté deux légendes : l'immense Tina Turner le 16 mars à Bercy, et Depeche Mode le 27 juin au Stade de France. Oh, et puis le Boss sort un nouvel album fin janvier ; tout ça, c'est de bonnes nouvelles pour aborder d'un bon pied cette année.

Sur ce, en réitérant les vœux écrits plus haut, je vous quitte ; en effet, après les 228 films de 2008, il est temps de commencer la saison 2009 dès ce soir, avec mon premier film de l'année.

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