Dans mon billet d'hier, je faisais part d'une crainte qu'éveillait en moi
les prévisions météo pour aujourd'hui, en particulier en matière de nuisance
dans le domaine des transports franciliens – qui toutefois n'ont pas besoin de
tels prétextes pour fonctionner mal. Eh bien il semble que je ne sois pas si
mauvais que ça en matière de prévisions…
Toutefois, contrairement à ce que je craignais, ce ne fut pas lors du trajet
aller (maison vers boulot) que les problèmes liés à la neige se sont manifestés
; celle–ci tombait doucement et depuis peu, aussi la couche blanche qui
commençait à recouvrir les trottoirs et les toits des communes traversées par
mon car n'eut aucune incidence sur le trajet. Cela n'a pas empêché ce trajet
aller de se transformer en plan galère – 2h30 de trajet, pas mal du tout pour
un lundi matin – mais ce ne fut en rien la faute de la neige, le RER A
ayant décidé de merder tout seul comme un grand – oui oui, il en est capable,
comme il nous le démontre régulièrement depuis quelques années. Bon, au final
j'arrive au boulot à une heure qu'on peut encore qualifier de décente (j'étais
parti de chez moi assez tôt, dans le but d'arriver assez tôt : loupé).
Le soir, trajet retour (boulot vers maison donc, l'exact symétrique du
trajet aller), qui commence dans le froid sur un quai du RER B, à
l'attendre quasiment un quart d'heure, à une heure qui est normalement de
pointe – ah, les horaires assez délirants de cette ligne le soir… oui, j'ai de
la chance, en ce moment j'emprunte non pas une mais deux lignes de
RER qui sont susceptibles de régulièrement mal marcher.
Le trajet se déroule malgré tout pas trop mal, quelques stations avant mon
arrivée je termine un chapitre du roman que je lis actuellement ; comme il me
reste encore plusieurs minutes de trajet en RER, je débute le chapitre suivant,
qui est assez court et sera certainement terminé avant mon arrivée à la maison.
Arrivé à ma destination, je constate qu'il me reste huit pages pour terminer le
chapitre. Parfait, juste de quoi occuper le trajet en car, dernier tronçon de
ma quotidienne odyssée.
Le RER accoste à 19h49, parfait pour prendre le car de 19h52. Je me dirige
vers son arrêt, où quelques personnes attendent déjà. Les alentours de la gare
RER sont couverts du blanc manteau de la neige, tandis que la chaussée est
couverte d'une boue grisâtre, mélange de sel, de neige fondue et de pollution
automobile. Pas très beau, mais au moins les véhicules circulent, très
correctement me semble–t–il. Je me place donc à l'arrêt, et attends le car, qui
est en retard (une fois n'est pas coutume).
Bon, c'est peine perdue, parce que ledit car n'arrivera pas ; aucun trafic
de transports en commun dans mon coin ce soir ! J'apprendrai plus tard dans la
soirée qu'il a été interrompu vers 19h, et que c'est plus ou moins généralisé
sur toute la région parisienne – le site de la RATP, comme souvent très utile,
liste les différents problèmes de trafic ce soir. Alors du coup, le tronçon car
fut fait à pieds, 1h10 de marche dans la neige au lieu de 20 mn de car. Petite
promenade sympathique, mais je ne ferais pas ça tous les soirs ! (bonjour les
courbatures demain…)
Heureusement, mon iPod avait suffisamment de jus pour m'accompagner sur le
chemin, et le programme concocté par la fonction shuffle fut tout à
fait intéressant. En plus, l'air était relativement clément, un froid doux mais
pas vif. Tout l'inverse de la première fois où pareille aventure m'était
arrivée ; il y a 10 ans, hiver 1999, je débarque du RER au beau milieu d'un
petit blizzard (comprendre neige drue + vent glacé), et cette fois–là déjà, le
trafic bus et car avait été interrompu. J'avais donc fait le trajet à pied,
mais dans une petite tempête. Au passage, à l'époque le salage de la chaussée
avait été beaucoup moins efficace, et le trafic automobile était tout sauf
fluide et serein.
Bon, finalement c'était pas si mal, au moins ça m'a fait faire un peu de
sport – et c'est bienvenu, car mon boulot est très sédentaire, au grand dam de
mon tour de taille. Reste maintenant à voir si je pourrai me rendre à la gare
RER demain matin, et dans quelles conditions ; à l'heure où j'écris ces lignes,
il est prévu que les perturbations continuent demain matin.
Bon, sinon les lectrices et lecteurs du sud de la Loire, voire des Tropiques
(qui sont aussi au sud de la Loire, d'ailleurs), vous êtes en situation idéale
pour dégainer vos sarcasmes. Mais votre éventuelle compassion pour nous autres
pauvres franciliens sera bien plus appréciée.
Edit 06/01, 7h08 : Bon apparemment les bus circulent ce matin, au
moins on va pouvoir aller bosser. Quand à revenir ce soir, c'est autre
chose…