C'est toujours trop court, les week-ends, et celui-ci n'a pas échappé à la
règle. Comme d'habitude, je n'ai fait que le quart de ce que j'avais prévu, et
j'ai fait des trucs que je n'avais pas prévu. Enfin bon, c'est ce qu'on appelle
la créativité, n'est-ce pas ?
Samedi je suis passé dans l'après-midi au magasin Total Music, sis boulevard
de Sébastopol, mais pas de raptor en vue. Je me suis pourtant longuement
attardé au rayon des guitares classiques, j'ai fait plusieurs fois le tour des
autres rayons (guitares électriques, jazz, basses), mais point de raptor en
vue. Oh, je saurais bien en reconnaitre, j'en ai déjà vu dans certains films de
Spielberg.
Bon, en fait il faut dire que je ne suis resté qu'un quart d'heure, autour
de 16h, parce qu'après, il fallait que je saute dans le métro, ligne 1
direction les Champs-Élysées, station George V, pour rejoindre l'UGC Normandie
et sa fabuleuse salle Prestige - la plus belle salle du circuit UGC selon moi,
rien que ça - pour ma séance de l'après-midi. Par chance, Total Music est à
deux pas d'une bouche de métro de la station Châtelet, laquelle étant justement
un point de passage de la ligne 1.
Et alors qu'allais-je donc voir à l'UGC Normandie ? Le dernier film de
Cédric Klapisch, intitulé Paris. Film choral où l'on suit les trajets
de plusieurs personnages dont les destins se croisent dans Paris, il bénéficie
d'un casting assez exceptionnel (au hasard, Romain Duris, Juliette Binoche,
Fabrice Luchini, François Cluzet, Albert Dupontel, Karin Viard et bien d'autres
encore), et d'un cadre encore plus exceptionnel puisqu'il s'agit de la Ville
Lumière elle-même. Ce cadre est je trouve utilisé de façon assez intelligente ;
on reste la plupart du temps au niveau du quotidien des personnages, mais il y
a quelques touches du Paris monument, utilisée avec parcimonie, pour s'élever
au dessus de ce quotidien. Paris peut être aussi cela, si on sait s'extraire
des contraintes du quotidien.
Que penser du film ? Eh bien c'est incontestablement un film de Klapisch ;
un film agréable, sympa à voir, avec des personnages attachants, qui est bon
sans être exceptionnel. On peut toutefois noter quelques moments très beaux,
dont deux qui m'ont particulièrement ému. J'ai pour ma part beaucoup aimé ce
film, et si vous avez aimé la production antérieure de Cédric Klapisch, je ne
peux que vous le conseiller. Si ce n'est pas le cas, ce film n'est sans doute
pas pour vous.
Paris est loin d'être le film ultime sur Paris, pas plus que ne
l'étaient Paris je t'aime (collectif) ou Dans Paris
(Christophe Honoré) en leurs temps, mais il apporte indéniablement sa pierre à
un portrait imaginaire de la capitale et de ses habitants. Je pense
d'ailleurs qu'il finira dans ma DVDthèque, comme les deux films mentionnés
ci-dessus ; je suis un indécrottable amoureux de cette ville.