Le Blog de Vincent

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samedi 26 décembre 2009

Miracle de Noël

Il n'était pas dit que ce blog se terminerait sur une élégie à Michael Jackson, qui aura marqué cette année 2009 d'une bien triste manière. Certes, cela fait plusieurs mois qu'il est à l'abandon, avec pour ultime publication le billet dont il est question en ouverture. C'est que j'avais perdu, en quelque sorte, l'envie d'écrire ici. Je suis depuis plusieurs mois dans une période de transition, où je vis en pilotage automatique, parce que mes pensées sont accaparées par des choses pas forcément intéressantes ni drôles.

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dimanche 15 mars 2009

Adieu Monsieur Bashung, et merci

Aujourd'hui, j'ai été particulièrement attristé. Déjà par les très beaux films vus ce samedi, Harvey Milk de Gus Van Sant et Welcome de Philippe Lioret, tous deux particulièrement émouvants. Des films différents – biopic pour le premier, fiction autour d'un fait de société pour le second – mais qui se rejoignent en ce qu'ils sont tous deux de grande qualité, politiques au noble sens du terme, et – selon moi – indispensables parce qu'ils viennent nous rappeler certaines choses importantes de façon salutaire.

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mardi 10 mars 2009

Si on parlait à nouveau des choses importantes, finalement?

Oui, parce que mes états d'âme c'est bien joli, mais c'est passablement inintéressant finalement. Alors je dois dire qu'il y aurait bien des choses à dire sur le film Watchmen – Les Gardiens (ceci est le titre français, le titre original c'est Watchmen tout court). Il est un peu tard pour que je le fasse ce soir, mais d'ores et déjà je dois dire que j'ai beaucoup aimé, et que je le tiens comme l'un des tous meilleurs films de super–héros que j'aie eu l'occasion de voir – attention avis à chaud, je suis toujours très enthousiaste dans ce cas. Je pense que ça vaudrait le coup que je développe cet avis.

Dans un autre genre, mais tout aussi appréciable, le Chabrol de l'année, Bellamy, est un excellent cru ! Eh oui, la rencontre de ces deux géants du cinéma français que sont Claude Chabrol et Gérard Depardieu n'a pas accouché d'une souris, le premier a mitonné une intrigue aux petits oignons qui n'a de cesse de jouer avec le spectateur, et le second s'avère à la hauteur de cette délicate partition. Depardieu est loin d'être rare au cinéma, mais ça faisait bien longtemps que je ne l'avais vu aussi bon. Ajoutons un ensemble d'interprètes à la hauteur pour lui donner la réplique – mention spéciale à Marie Bunel, excellente, mais Clovis Cornillac et Jacques Gamblin font plus que se défendre – et nous pouvons considérer que nous sommes en face d'un bon opus du maître.

Donc tout ça pour dire que le week–end passé fut une belle réussite, d'un point de vue cinématographique mais pas seulement ; je crois que l'expression « crever un abcès », c'est loin d'être un vue de l'esprit.

mardi 10 février 2009

Un chien qui remonte le moral

Eh bien, il ne se passe plus grand–chose ici en ce moment. La faute à votre serviteur, qui ne trouve plus de motivation à parler de son quotidien, de l'actualité ou de ses interrogations métaphysiques. Il faut dire que ça se bouscule un peu en ce moment, et que les billets que j'ai en tête sont largement teinté d'aigreur. Et l'aigreur, je ne souhaite pas qu'elle se répande ici, c'est quelque chose qu'il faut que je règle avec moi–même. Oh bien sûr il y a toujours possibilité de fuites, mais tant que j'en reste conscient, je peux la juguler.

Ceci dit pour remonter le moral, je conseille le dernier Disney, sorti en nos contrées mercredi dernier. Volt, star malgré lui, puisque tel est son titre, est un dessin animé en images de synthèse comme j'en raffole, qui narre les mésaventures d'un chien star d'une série télé, qui se retrouve confronté à la vie réelle. Et c'est un film très mignon, très drôle, qui véhicule de jolies valeurs… et on passe au final un très bon moment. Bon, si on est allergique aux bons sentiments ou aux animaux qui parlent, on peut s'abstenir, mais si on a des enfants à distraire, ou si l'on a soi–même gardé une âme d'enfant, c'est un film à voir. Si on le compare aux films de Pixar ou de Dreamworks, on peut trouver que les différents niveaux de lecture sont un peu pauvres, mais bon il faut garder en tête que c'est un Disney, et il est bon !

Enfin, même si je ne me suis pas encore exprimé sur les mouvements sociaux qui frappent la Martinique et la Guadeloupe, ils ne me laissent pas indifférent. Je suis spectateur impuissant d'une crise qui m'inquiète, de par les quelques échos que nous avons ici en métropole. Je sens que des ressentiments accumulés depuis des années explosent au grand jour, et que des bouleversements arrivent. En bien ou en mal ? Je pense aussi aux amies de là–bas, dont les vies quotidiennes sont chamboulées par ces évènements, et j'espère que tout se passe bien pour elles. Si vous passez ici les filles, je ne peux pas grand chose à part vous envoyer une pensée amicale.

Enfin pour terminer, amicales pensées pour nos amies bordelaises, parce qu'il semble que la tempête va les frapper de plein fouet cette nuit – bon, ça va souffler aussi à Paris, mais Bordeaux s'est déjà pris une grosse tempête il y a peu. Et puis amicale pensée pour Raptor aussi, parce qu'elle le vaut bien.

mercredi 4 février 2009

1990s sucked?

Entendu ce soir dans la bande–annonce du film The Wrestler, de Darren Aronofsky : le personnage principal, interprété par Mickey Rourke (méconnaissable, pour le coup) vante les mérites de la musique des groupes métal des années 80 (Guns 'n' Roses, Motley Crüe…) et son côté festif, puis évoque l'arrivée sur la scène de Kurt Cobain, et combien cela a gâché la fête – c'est vrai que la musique de Nirvana, bien que de qualité, n'était pas particulièrement festive… Et de finir son exposé par une sentence définitive : « Yeah, nineties sucked! »

Loin de moi l'idée d'être si catégorique quand à cette décennie, mais si je la compare avec celle qui l'a précédée, je dois dire que j'ai un net penchant pour cette dernière. C'est vrai que musicalement, les 80s étaient nettement plus pêchues et festives que les 90s. Ceci dit, c'est dans les 90s que j'ai découvert plein d'artistes que j'écoute encore aujourd'hui au quotidien, loin des plans purement nostalgiques que constituent mes réécoutes ponctuelles des classiques du Top 50 des 80s.

Je me demande également si la perception qu'on a de la musique d'une décennie n'est pas intimement liée à l'âge qu'on avait. En ce qui me concerne, les années 80 sont celles où tout a commencé, il y avait l'excitation, le plaisir de la découverte, l'énorme appétit de vie qui allait avec. Les années 90, ça correspond plus à un âge de raison, on rentre un peu dans le rang, les possibles s'amenuisent, on devient adulte quoi. Ça serait donc ça, la différence de perception que j'ai de ces deux décennies. Sans compter que dans les années 90 ma vie personnelle est partie franchement en vrille, et ce sans l'aide de Kurt Cobain. Rattrapage aux branches en fin de décennie heureusement, et pourvu de nouveaux bagages à faire fructifier. Mais ceci est une autre histoire.

Ceci dit, la bande annonce de The Wrestler donne vachement envie de voir le film. Darren Aronofsky ne m'a jusqu'à maintenant jamais déçu, bien au contraire, et je ne peux que souhaiter que ça continue. Réponse à partir du 18 février prochain. Oh, et puis juste avant, nous avons eu droit à la bande–annonce de Gran Torino, de et avec l'immense Clint Eastwood. Là aussi, ça fait rudement envie, et ça sort la semaine d'après (le 25 février). Sachant que le 11 février, il y a la sorte de Doute, match au sommet entre l'immense Meryl Streep et le très grand Philip Seymour Hoffman (vous noterez la gradation que j'utilise), et je crois qu'on peut dire que ce mois de février va encore être bien occupé, d'un point de vue ciné.

jeudi 22 janvier 2009

Étranger ou en langue étrangère ?

Les nominations aux Oscars sont tombées aujourd'hui, en vue de la cérémonie du 22 février prochain. J'aurai l'occasion de reparler de ces nominations, peut–être ce week–end si mon emploi du temps m'en laisse le temps. Toutefois, je tiens d'ores et déjà à saluer le retour du candidat français dans la catégorie Best Foreign Language Film, ou Meilleur Film en langue étrangère en bon français.

Entre les murs, le film de Laurent Cantet déjà primé en mai dernier à Cannes, fait donc partie des cinq nominés de cette catégorie un peu particulière, qui voit le cinéma états–unien faire une petite place aux autres cinématographies du monde lors de sa grande fête annuelle. Autant vous le dire tout de suite, Entre les murs est un film pour lequel j'ai beaucoup d'affection, et c'est mon film français préféré pour l'année 2008. De plus, cette nomination arrive après deux années de disette, puisque les candidats français ont loupé la nomination ces deux dernières années (Persepolis de Marjane Satrapi en 2007 et Fauteuils d'orchestre de Danièle Thompson en 2006). Il faut remonter au Joyeux Noël de Christian Caron en 2005 pour trouver un film français nominé dans cette catégorie.

Cette nomination me met donc en joie, toutefois ce n'est surtout pas gagné pour l'Oscar, puisque dans cette catégorie figure un concurrent de choix, l'israëlien Valse avec Bachir, qui pourrait prendre ainsi sa revanche de Cannes (présenté au début du festival, Valse avec Bachir fit grande impression, et on en parla pendant tout le festival comme d'un candidat sérieux pour la Palme d'Or, qui fut raflée à la surprise générale par un film français présenté le dernier jour, Entre les murs, tandis que Valse avec Bachir repartait du festival bredouille. Je confirme par ailleurs que Valse avec Bachir est un des chocs cinématographiques de 2008, sa réputation n'est en rien usurpée). Sans oublier trois outsiders qui pourraient rafler la statuette dorée. Réponse donc lors de la cérémonie, mais quoi qu'il en soit ce sera très sympa de voir Laurent Cantet dans la salle à cette occasion.

Vous avez noté que j'ai parlé plus haut de cette catégorie des Oscars comme étant celles des “autres cinématographies du monde” ; ce n'est pas tout à fait vrai. En effet, des films britanniques, australiens, néo–zélandais, irlandais ou autres concourrent régulièrement dans la catégorie principale des Oscars, Best Motion Picture of the Year (Meilleur Film de l'année). Comment se fait–il ? Pourquoi ne sommes nous pas traités à la même enseigne que nos voisins de la perfide Albion ? Eh bien c'est tout simplement une affaire de langue. Si le film est en anglais, il fait de facto partie du sérail. Déjà, il bénéficiera d'une bien meilleure diffusion qu'un film sous–titré, et traitera donc d'égal à égal avec les productions du cru.

Il est à noter que les Césars français procèdent autrement ; pour concourrir dans les catégories principales, il suffit que le film ait été produit avec des capitaux français – et Dieu sait que les producteurs français aident chaque année pas mal de films étrangers à se monter – indépendamment de la langue. C'est ainsi que Le Pianiste, de Roman Polanski, a remporté le César du Meilleur Film en 2003 – et son acteur principal Adrian Brody celui du Meilleur Acteur la même année – alors qu'on n'y entend pas un mot de français.

Les deux approches sont défendables, donc je me défendrais bien de trancher entre les deux. Quoi qu'il en soit, je me réjouis de voir Entre les murs encore en compétition, en espérant secrétement…

jeudi 1 janvier 2009

Goodbye 2008, Welcome 2009

Voilà, nous y sommes. L'année 2008 est passée, et nous sommes entrés la nuit dernière de plain–pied dans l'année 2009. Alors que ce soit pour moi l'occasion de souhaiter aux lectrices et lecteurs de ce blog, réguliers ou occasionnels, mes meilleurs vœux de bonheur, santé et réussite pour cette nouvelle année.

Pour ma part, 2008 a été une année charnière, où un accident de parcours m'a fait beaucoup réfléchir sur mon existence et le sens que je comptais lui donner, et remettre en cause pas mal de choses. Les graines sont plantées, maintenant reste à récolter les fruits dans l'avenir, tout du moins je l'espère.

En attendant, je clôture l'année 2008 en me remémorant certaines choses sympas, parce qu'effectivement, sur certains plans elle a été très chouette. En particulier, alors que j'écris le présent billet, je réécoute quelques–uns des artistes qui m'ont accompagnés cette année (entre autres : Black Kids, Estelle, Scarlett Johanson, Last Shadow Puppets et, last but not least, le groupe qui a pour moi sorti le meilleur album de l'année, MGMT).

Et puis, il y a cette statistique effrayante, que j'obtiens après avoir comptabilisé celui vu hier : 228. Oui, 228 films vus l'année dernière, soit 20 de plus qu'en 2007, et 40 de plus qu'en 2006. Bon, merci la carte UGC illimité, et j'en connais qui doivent faire la tête chez les comptables d'UGC.

Sinon à part ça, 2008 aura été une année où j'ai repris la lecture – et ça fait rudement du bien – où j'ai abordé enfin le monde Mac – et c'est que du bonheur – et où globalement j'ai repris goût à des choses que j'ai trop longtemps délaissées.

2009 s'annonce donc pour moi pleine de promesses. En particulier, mon agenda de concerts a déjà noté deux légendes : l'immense Tina Turner le 16 mars à Bercy, et Depeche Mode le 27 juin au Stade de France. Oh, et puis le Boss sort un nouvel album fin janvier ; tout ça, c'est de bonnes nouvelles pour aborder d'un bon pied cette année.

Sur ce, en réitérant les vœux écrits plus haut, je vous quitte ; en effet, après les 228 films de 2008, il est temps de commencer la saison 2009 dès ce soir, avec mon premier film de l'année.

lundi 15 décembre 2008

Un peu de ciné, ça manquait

Eh oui, ça faisait quelque temps que je n'avais pas parlé ciné ici, en fait ça fait longtemps que je n'ai pas parlé de grand–chose en fait (si l'on excepte le chocolat, gourmandise oblige). Bon, le prétexte, c'est que j'ai vu un film dont il a été question dans les commentaires d'un précédent billet, j'ai nommé Agathe Cléry, dernière réalisation en date d'Étienne Chatiliez, sur les écrans depuis le 3 décembre dernier.

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vendredi 31 octobre 2008

Le jour où les citrouilles grimacent

Ah tiens elle est sympa aujourd'hui la page d'accueil de Google – eh oui comme à son habitude le fameux moteur de recherche a maquillé son logo aux couleurs de l'événement du jour. Événement certes culturellement américain, mais qui a tenté de contaminer notre société française depuis quelques années. Bon, il semble que la greffe ait un peu de mal à prendre, mais c'est pas grave, je mettrai à l'honneur cette année encore une tradition inaugurée il y a quelques années : le film d'Halloween.

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mercredi 24 septembre 2008

À se rappeller (pour les prochaines vacances)

Lorsqu'on souhaite assister à une avant–première chez UGC, fût–elle présentée dans deux salles (mais bon c'est vrai qu'il s'agissait d'une Palme d'Or, c'est pas n'importe quoi), il est prudent de réserver. Voilà, pour la prochaine fois j'y penserai avant de me présenter devant le ciné.

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