Le Blog de Vincent

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lundi 19 janvier 2009

Motown 50 : Comment tout a commencé (entre Motown et moi)

Si la semaine dernière j'ai rédigé un billet pour saluer le cinquantenaire du label Motown, c'est avant tout parce que ce label tient une place à part dans ma discothèque et mon cœur. D'une part parce que sa réussite constitue une magnifique et parfois terrible histoire, et bien sûr d'autre part à cause de la fantastique musique que ce label a produit durant toutes ces années.

Alors comment tout cela a–t–il commencé, entre Motown et moi ? Dans quelles circonstances s'est faite la rencontre ? Eh bien tout s'est cristallisé il y a une vingtaine d'années, entre l'automne 1989 et l'été 1990. En fait, pendant mon adolescence, ma culture musicale s'est peu à peu construite principalement à l'aide de deux instruments : la radio et la télévision. Oh certes, d'autres canaux m'ont apporté des connaissances musicales, comme les discussions avec mes camarades de lycées (et les cassettes échangées entre nous), ou quelques lectures musicales, mais c'est surtout à partir de la décennie suivante que je multiplierai les canaux de découvertes, au grand dam de mon budget qui verra la part consacrée aux achats de disques prendre des proportions déraisonnables.

Mais pour l'heure, je me contente de ce qui m'est proposé par mes fournisseurs habituels. En particulier, j'écoute beaucoup la FM le soir. Je n'ai jamais été très télé, sans doute parce que je n'ai pas pris l'habitude de la regarder le soir étant enfant, et donc j'ai depuis toujours préféré la compagnie de la radio le soir. J'ai pendant plusieurs années écouté principalement la radio NRJ, et puis vers 1988 je commence à m'en lasser, et je déserte les « Disques à la demande » de Serge Rep (émission diffusée alors en soirée sur NRJ) pour m'aventurer sur la bande FM parisienne à la recherche de choses sympas. C'est dans ce contexte que je tombe sur une émission de RFM diffusée de 21 heures à 22 heures tous les soirs de la semaine.

RFM est alors une radio orientée pop rock tendance rock californien (ils diffusaient pas mal Toto) et musique se voulant de qualité, plus ou moins à l'écart des hits commerciaux diffusés par ses consœurs (hits dont NRJ s'est faite la spécialiste depuis le début de la décennie). Le principe de cette émission, c'est de prendre une année entre 1960 et 1975, et de diffuser un Top 10 de cette année là. Et alors là, c'est pour moi une révélation : je vais en l'espace de quelques mois découvrir des pans entiers de la pop classique. C'est ma première approche sérieuse des répertoires des Beatles, Rolling Stones, Simon & Garfunkel (et Paul Simon en solo à partir de 1971) et autre Bob Dylan. Et bien entendu, ma première approche sérieuse du répertoire Motown.

Car parmi les hits qui cartonnaient ces années–là, on trouve bien entendu de nombreux titres Motown, puisque cette période constitue la période classique du label, que certains considèrent comme son âge d'or. C'est ainsi que je découvrais des titres des Supremes (Baby Love, You Can't Hurry Love, et le fabuleux Stop! In the Name of Love), des Four Tops (It's the Same Old Song, I Can't Help Myself, et Reach Out, I'll Be There avec son extraordinaire intro, galop de cheval sur fond de flûtes), des Temptations (My Girl, Papa Was a Rolling Stone), Martha & the Vandellas (Dancing in the Street, (Love Is Like A) Heatwave), et quelques autres (Marvin Gaye, Stevie Wonder…). Bref, j'entrai dans un univers que les frontières étroites du Top 50 de l'époque m'avaient jusqu'alors caché.

En quelques mois, je suis donc entré de plain pied dans une partie de la discographie Motown, les hits des 60s et du début des 70s, la partie visible d'un passionnant iceberg. J'ai d'ailleurs enregistré ce nom, Motown, comme étant marque de qualité quelques mois plus tard, lors de l'été 1990. La télévision diffuse de temps à autres une publicité pour une compilation reprenant les titres les plus connus du label ; je prends alors conscience que tous ces hits cités plus haut constituent, pris ensemble, un corpus passionnant et magique. Et que le nom de ce corpus, c'est ce nom magique, Motown.

Je n'ai pas acheté la compilation en question, mais je me suis bien rattrappé les années suivantes entre compilations, boxsets et albums variés. Jusqu'à arriver ici ce soir à raconter l'histoire de cette rencontre.

lundi 12 janvier 2009

Motown 50 : Happy Birthday Motown

Aujourd'hui, 12 janvier 2009, il y a un anniversaire à célébrer. Oh, pas celui d'une personne, mais celui d'un illustre label ; je veux parler de Motown, aussi connu sous le nom de Tamla Motown, ou encore Motown Records.

Motown, c'est l'abbréviation de motor town, nom familier de la ville de Detroit. C'est en effet dans cette cité indutrielle et ouvrière du nord des États–Unis que Berry Gordy, alors agé d'une trentaine d'années, fonde ce label de rythm & blues le 12 janvier 1959, il y a tout juste 50 ans. C'est le début d'une extraordinaire épopée qui verra le label produire à la pelle des tubes éternels, et donner naissance à certaines stars de ces dernières décennies – au hasard : Diana Ross, Marvin Gaye, Stevie Wonder, Lionel Richie, Michael Jackson et bien d'autres…

Je dois l'avouer, depuis ma rencontre avec mes premiers titres Motown en 1989, je suis petit à petit devenu un inconditionnel du label. Il y a un style, une certaine magie pop, qui émane de ses productions – surtout la période Detroit, des débuts à 1972 – et qui ne me laisse pas insensible. Une certaine insouciance aussi, qui masque un redoutable plan de domination mondiale – ou tout du moins des charts mondiaux. ll est donc probable que j'aurais envie de reparler de ce label mythique cette année ; d'ici là, Happy Birthday Motown ! et merci à tous les artistes, musiciens, auteurs qui ont donné une âme unique à ce label.