MJ & me
Par Vincent le samedi 29 août 2009, 12:17 - Lien permanent
Ce 29 août 2009, Michael Jackson aurait eu 51 ans. Étonnant d'imaginer celui qui donnait de lui l'image d'un éternel gamin avec cet âge avancé d'adulte. Mais son chemin s'est arrêté définitivement le 25 juin dernier, provoquant une immense vague d'émotion sur toute la planète. Je crois d'ailleurs qu'on peut dire que cet été 2009 restera marqué de l'empreinte de Michael Jackson, tant on a parlé de lui, tant on a à nouveau entendu sa musique.
Car Michael Jackson avait au cours de sa carrière dépassé le cadre des amateurs de musique pour devenir une star universelle. Son personnage et sa musique ont accompagné tout ma vie musicale ; je me souviens de l'immense succès de son album Thriller et de sa kyrielle de tubes, de son importance pour le fond musical commun de ma génération. Je me souviens de l'immense attente que cela a généré pour son album suivant, Bad ; que ce dernier a, à son tour, fourni son lot de tubes, de 1987 à 1989. Et puis rebelote deux ans plus tard, avec Dangerous, avant que les affaires glauques le concernant prennent le pas sur sa musique.
La seconde moitié des années 1990 sera moins lumineuse. Un nouvel album sortira en 1995, couplé à best of., dans un package nommé HIStory. À nouveau un lot de tubes pendant deux ans, mais rien à la hauteur de ce que Michael Jackson a sorti dans la décennie précédente. Rien de novateur, on a l'impression que Jackson est en roue libre et ne fait que poursuivre très tranquillement sa carrière. Oh, ce n'est pas que la musique proposée soit mauvaise, elle est au contraire de très bonne qualité, mais elle n'a plus rien de révolutionnaire.
Quand aux années 2000, elle se réduiront à un unique album sorti en début de décennie, Invincible le mal nommé, qui malgré des ventes plus qu'honorables sera considéré, au regard de la carrière de Michael Jackson, comme un flop. Il disparaitra rapidement de l'attention des média, comme si son auteur, à l'entame de cette nouvelle décennie, était démodé. Le reste de la décennie sur occupé par la sortie de divers compilations et coffrets, mais pas de nouvel album, c'est terminé.
Et puis, arrive l'annonce pour l'été 2009 d'une série de concerts à Londres. La star va faire son retour, les billets se vendent comme des petits pains, le rêve va reprendre pour un dernier tour. Las, ce 25 juin au soir, on apprend que Michael Jackson a été victime d'arrêt cardiaque et a été emmené en très mauvais état dans un hôpital de Los Angeles. La suite, on la connait, il n'en ressortira pas. Sa mort sera annoncée pendant la nuit ; je me suis endormi avec l'annonce de son arrêt cardiaque, et à mon réveil le monde pleure son décès. Pendant les jours qui suivent, on entend sa musique partout, ses clips envahissent les chaines musicales, et il occupe les discussions ; on se remémore sa carrière, ses tubes, ses clips, et l'histoire que chacun avait tissé avec lui.
Car si la disparition de Michael Jackson a provoqué un tel choc, c'est qu'il avait acquis dans le cœur du public une importance considérable au cours des années 1980 et au début des années 1990. Malheureusement, la dernière décennie l'avait un peu éloigné de ce public, et je dois avouer que c'est pareil pour moi. Je possède tous les albums de Michael Jackson, des compilations complémentaires, mais cela faisait un bout de temps que je n'avais rien écouté de lui. Quand j'ai voulu écouter sa musique le lendemain de son décès en allant bosser, je me suis rendu compte que je n'avais aucun titre de lui dans mon iPod, pourtant pourvu de plus de 6000 morceaux. C'est dire qu'il était depuis plusieurs années sorti de mon périmètre d'attention musicale.
Par rapport à ce que Michael Jackson a représenté pour toute ma génération, par rapport à la musique qu'il nous a donnée pendant des années, je suis plutôt attristé de la façon dont s'est terminée sa carrière. Et en ce qui concerne sa disparition, j'espère qu'elle lui aura apporté la paix. Car j'ai bien peur que l'homme qui se cachait derrière l'artiste souriant n'a jamais été réellement en paix sur cette Terre.
