Le Blog de Vincent

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Musiques et alentours

Fil des billets - Fil des commentaires

dimanche 19 février 2012

Goodbye, Whitney

C'était il y a une semaine ; j'émergeais du sommeil en écoutant la radio du matin, quand une nouvelle me tira en sursaut des dernières bribes du sommeil de ma nuit. Cette nouvelle, c'était celle de la disparition de Whitney Houston la veille, retrouvée morte dans sa chambre d'hôtel. Elle n'était âgée que de 48 ans, et pourtant malgré cet âge encore jeune, la nouvelle de sa disparition, si elle a causé un énorme choc, n'a pas été si surprenante. On savait que l'artiste avait depuis des années des démêlés avec la drogue et l'alcool, et il y a deux ans, à l'occasion de la sortie de ce qui sera son dernier album, une série de concerts avaient donné une image bien pathétique de la star.

Malgré ses problèmes, Whitney Houston avait gardé une base de fans fidèles, et la nouvelle de sa disparition a causé un grand choc. Comme à chaque fois qu'une grande vedette disparaît, ses disques se sont particulièrement bien vendus pendant toute la semaine, rappelant combien la chanteuse était encore appréciée, même si elle s'était éloignée du public ces dernières années. Et donc, hier samedi 18 février 2012, on a dit un dernier au revoir à Whitney Houston. Des stars amies sont venues chanter une dernière fois pour elle, tandis que les anonymes qui constituent son public lui ont manifesté une dernière fois leur affection en lui rendant hommage. Quelques images et témoignages particulièrement émouvants montrent à quel point la chanteuse était présente dans de nombreux cœurs. Pour ma part, j'ai essayé pendant toute la semaine d'écrire ce billet, mais cela a pris du temps ; je ne m'étais pas rendu compte à quel point cette disparition m'avait touché.

C'était il y a quinze ans ; en cette fin d'année 1996, Whitney Houston sort un disque un peu particulier, la bande originale de son dernier film, The Preacher's Wife, qui en plus des morceaux pop auxquels on était habitué avec la star, contient plusieurs morceaux franchement gospel. Le gospel, c'est de là que venait la chanteuse, comme nombre de ses collègues du R'n'B et de la soul ; le principe de cet album inhabituel me séduit, et ce sera le premier disque de Whitney Houston dont je ferai l'acquisition. Le Greatest Hits paru en 2000 me permettra de rattraper mon retard en ce qui concerne les innombrables tubes que Whitney a sorti depuis ses débuts quinze ans plus tôt, et qui sont épars sur ma collection de cassettes enregistrées à la radio, faute d'un budget suffisant à l'époque pour m'acheter les albums de la chanteuse.

C'était il y a vingt-cinq ans ; en ce début d'année 1987, les radio terminent de passer les singles extraits du premier album de la chanteuse, dont on a fait la connaissance ici au printemps précédent, quelques mois après son pays natal, avec son premier grand tube, Saving All My Love for You. De fait, c'est le seul single extrait de ce premier album qui se classera ici en France, mais les radios passeront les autres singles, en particulier le tube pop dance How Will I Know à l'automne 1986, et aussi un peu la balade Greatest Love of All. Mais on ne sait pas encore à ce moment là que la véritable déferlante viendra du second album de Whitney Houston, sobrement titré Whitney, qui sortira en juin suivant, porté par l'un des gros tubes de cet été-là, I Wanna Dance with Somebody. La machine est lancée, Whitney Houston sera l'une des stars de la fin des années 80 et des années 90, culminant avec l'énorme succès mondial de sa reprise du I Will Always Love You de Dolly Parton pour la bande originale de son film The Bodygard en 1992.

C'était il y a presque trente ans ; en cette année 1983, Whitney Houston vient de signer un contrat avec le label Arista de Clive Davis. Elle a 20 ans, une voix en or, le sourire et la beauté pour tout emporter sur son passage. Elle est une star en devenir.

C'était il y a trente-trois ans ; sur ce cliché, une jeune fille semble fixer l'horizon. Nous sommes en 1979, Whitney Houston a 16 ans. C'est l'âge de tous les possibles, le monde s'offre à elle. Elle ne sait sans doute pas encore qu'elle va conquérir le monde, avant que son destin ne s'obscurcisse, se terminant prématurément.

Cette jeune fille a été portée en terre hier, dans un cimetière du New Jersey. La vie est si courte ; le temps passe si vite.

Au revoir Whitney, merci pour tous ces moments de bonheur que vous avez apporté à ma vie à travers vos chansons ; merci pour votre sourire, votre beauté, vos multiples talents. Je ne peux m'empêcher de penser que la fin de votre vie fut un immense gâchis et que vous auriez sans doute mérité un autre destin. I will always love you

mercredi 25 janvier 2012

Etta James, un triste anniversaire

Aujourd'hui 25 janvier, Etta James aurait dû célébrer son 74e anniversaire. C'est en effet le 25 janvier 1938 que la grande chanteuse de jazz et de soul avait vu le jour. Hélas, elle s'est éteinte il y a cinq jours, plongeant beaucoup de fans ou de simples amateurs de sa musique dans la tristesse. Cette disparition n'avait pourtant pas été une surprise ; on la savait depuis longtemps gravement malade, et ses médecins avaient prévenu qu'elle était en sursis et qu'il fallait se préparer à sa disparition. Pourtant, les semaines avaient passé depuis cette annonce, et un léger espoir flottait quand même concernant une possible amélioration de son état de santé. J'avoue que c'est que j'espérais, il y a encore quelques jours. Et puis la terrible nouvelle est tombée, mettant fin définitivement à tout espoir de revoir Etta James un jour.

Mais aujourd'hui, c'est l'anniversaire de sa naissance. Pourquoi ne pas célébrer son existence et sa carrière avec le morceau pour lequel Etta James restera célèbre, ce que les anglo-saxons appellent sa signature song - la chanson qui évoque immédiatement un artiste, tant elle lui colle à la peau. Alors écoutons ce At Last, grande chanson qui connut moult interprètes mais restera à jamais attachée à Etta James tant sa version est excellente. Cette interprétation date de quelques années, une bonne quarantaine d'année après la sortie du morceau, mais elle permet de retrouver le morceau sans aucun artifice moderne.

C'est d'ailleurs par ce morceau, entendu sur la bande originale d'un film à succès à la fin des années 80, que mon chemin d'amateur de musique a croisé celui  de cette grande dame.

Happy Birthday Etta, wherever you are now!

Il y a un an, l'album “21” d'Adele

Ce 24 janvier, il n'y avait pas seulement le Macintosh d'Apple et votre serviteur qui avaient un anniversaire. Il y avait également le premier anniversaire de la sortie de l'album 21 d'Adele, le lundi 24 janvier 2011. Adele a été la star incontestée de la pop soul durant l'année 2011, ce qui vaut à cet album d'être le plus gros succès de l'année dernière dans le monde et de commencer cette année 2012 au sommet.

Je me souviens l'avoir acheté le jour de sa sortie, faisant un saut au rayon disques d'une grande surface culturelle sur mon chemin de retour, ce soir-là. Il faut dire que le premier extrait, qu'on entendait déjà pas mal avant la sortie, était un sacré tube. Mais Rolling in the Deep, puisqu'il s'agissait de lui, était l'arbre qui cachait la forêt de grandes chansons qu'on peut entendre sur l'album. Portés par la voix puissante d'Adele, ces morceaux évoquent toute une palette de sentiments amoureux, le plus souvent tristes. L'album parcourt ainsi une carte du tendre où n'existeraient que les aspects sombres de la relation. Avec la reprise du Lovesong de The Cure où l'on voit le joyau pop sombre d'origine se transformer en morceau folk champêtre, Adele se rattache à de glorieux anciens et se place dans toute une lignée d'auteurs interprètes britanniques.

Aujourd'hui, après une année 2011 fortement chargée, Adele doit garder le silence et laisser sa voix se reposer, sous peine de la perdre définitivement. On ne sait pas quand on pourra écoute le successeur de ce 21, mais heureusement cet album est toujours d'actualité et s'écoute toujours avec un immense plaisir, malgré les thèmes plutôt sombres et désespérés abordés dans ses chansons. Cette place d'album numéro 1 de l'année 2011 n'est finalement pas usurpée.

jeudi 22 septembre 2011

Losing my R.E.M.

R.E.M. a donc annoncé sa séparation ce mercredi 21 septembre 2011. Il y a 20 ans, comme beaucoup de monde, je faisais la connaissance, à la faveur d'un tube de l'été 1991, avec le groupe. Le morceau en question, Losing My Religion, a été cette année-là un tube mondial, et l'un des morceaux phares de l'année. Par l'usage si inhabituel dans le rock de la mandoline, ce morceau demeure une particularité dans la production de ce moment-là. D'ailleurs, l'album dont il est tiré, Out of Time, contient d'autres morceaux utilisant cet instrument, et on peut vraiment dire que son style tranche avec tout ce que j'ai entendu jusque-là. Tombant sous le charme du groupe et de sa musique, je m'engage dans un parcours musical qui durera jusqu'à aujourd'hui.

Les années 90 furent formidables, le groupe étant à ce moment-là à son meilleur, et il sort pendant cette décennie une série d'albums de haute tenue ; Out of Time en 1991 pour ouvrir la décennie donc, suivi de leur chef d'œuvre Automatic for the People l'année suivante. En 1994, c'est un retour à un son très rock avec Monster, puis New Adventures in Hi-Fi en 1996. Parallèlement aux nouvelles sorties, je découvre leur discographie des années 80, car lors de la sortie de Losing my Religion, R.E.M. avait déjà 6 albums à son actif, tous excellents.

Lors de la tournée de promotion de Monster, en 1995, le batteur Bill Berry eut un accident cérébral, qui, s'il fut totalement guéri, poussa le batteur à quitter le groupe et arrêter la vie de rock-star en 1997, après la réalisation de l'album suivant. De quatuor depuis ses débuts, le groupe devient trio, Bill Berry n'ayant jamais été remplacé. C'est donc en trio que R.E.M. termine cette décennie avec Up en 1998, un album qui renouvelle le son du groupe avec des sons synthétique. Lors de la tournée qui suit l'album, j'ai la chance de les voir lors de leur passage à Paris à l'été 1999. Concert mémorable, arrivé en avance j'étais tout proche de la scène, littéralement au deuxième rang de la fosse. Ce sera donc l'unique concert du groupe auquel j'assisterai.

Et puis vinrent les années 2000. Le groupe continue de sortir régulièrement des albums de bonne facture, mais l'intérêt pour leur musique s'émousse. Je dois bien l'avouer, les albums de la dernière décennie, je les ai bien moins écoutés que ceux des décennies précédentes. Je suppose que tout simplement le groupe ne correspondait plus à son époque, il était un groupe des années 80 et 90. Celui qui fut à un moment le plus grand groupe de rock du monde, en 1995, faisait maintenant partie du paysage, et était devenu un dinosaure de la musique. Pourtant, il avait gardé de nombreux fans, comme en témoignent les nombreuses réactions à la nouvelle de sa séparation. Finalement, si cette annonce a été faite discrètement par le groupe, elle ne s'est pas faite dans l'indifférence, loin de là.

Je crois que le groupe a suivi une voie sage en se séparant maintenant, avant de sortir un mauvais disque. Ses membres ne sont pas fâchés, leurs chemins se séparent en bons termes, c'est une belle façon de clôturer la belle histoire du groupe. Merci à eux pour la musique qu'ils ont créé depuis 30 ans, je continuerai à l'écouter pendant encore longtemps.