Le Blog de Vincent

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mardi 3 avril 2012

Une renaissance

En attendant que ce blog sorte de sa léthargie passagère, je signale que son petit frère Petites choses, entre autres semble avoir repris ses activités, stoppées depuis quelques mois. Ce blog hébergé par la plate-forme tumblr est alimenté par votre serviteur pour publier rapidement des choses trouvées sur le net lui semblant dignes d'intérêt, mais aussi la rubrique morceau du jour mettant en lumière un morceau par jour (comme son nom l'indique). À consommer sans modération !

mercredi 29 février 2012

29 février

Bon, donc j'ai vécu aujourd'hui mon dixième 29 février ; le premier c'était en 1976. C'est bizarre, c'est un jour vraiment particulier et pourtant ce fut un jour comme les autres. Bon le prochain ce sera en 2016, et ce sera un lundi ; rendez-vous dans quatre ans !

dimanche 19 février 2012

Goodbye, Whitney

C'était il y a une semaine ; j'émergeais du sommeil en écoutant la radio du matin, quand une nouvelle me tira en sursaut des dernières bribes du sommeil de ma nuit. Cette nouvelle, c'était celle de la disparition de Whitney Houston la veille, retrouvée morte dans sa chambre d'hôtel. Elle n'était âgée que de 48 ans, et pourtant malgré cet âge encore jeune, la nouvelle de sa disparition, si elle a causé un énorme choc, n'a pas été si surprenante. On savait que l'artiste avait depuis des années des démêlés avec la drogue et l'alcool, et il y a deux ans, à l'occasion de la sortie de ce qui sera son dernier album, une série de concerts avaient donné une image bien pathétique de la star.

Malgré ses problèmes, Whitney Houston avait gardé une base de fans fidèles, et la nouvelle de sa disparition a causé un grand choc. Comme à chaque fois qu'une grande vedette disparaît, ses disques se sont particulièrement bien vendus pendant toute la semaine, rappelant combien la chanteuse était encore appréciée, même si elle s'était éloignée du public ces dernières années. Et donc, hier samedi 18 février 2012, on a dit un dernier au revoir à Whitney Houston. Des stars amies sont venues chanter une dernière fois pour elle, tandis que les anonymes qui constituent son public lui ont manifesté une dernière fois leur affection en lui rendant hommage. Quelques images et témoignages particulièrement émouvants montrent à quel point la chanteuse était présente dans de nombreux cœurs. Pour ma part, j'ai essayé pendant toute la semaine d'écrire ce billet, mais cela a pris du temps ; je ne m'étais pas rendu compte à quel point cette disparition m'avait touché.

C'était il y a quinze ans ; en cette fin d'année 1996, Whitney Houston sort un disque un peu particulier, la bande originale de son dernier film, The Preacher's Wife, qui en plus des morceaux pop auxquels on était habitué avec la star, contient plusieurs morceaux franchement gospel. Le gospel, c'est de là que venait la chanteuse, comme nombre de ses collègues du R'n'B et de la soul ; le principe de cet album inhabituel me séduit, et ce sera le premier disque de Whitney Houston dont je ferai l'acquisition. Le Greatest Hits paru en 2000 me permettra de rattraper mon retard en ce qui concerne les innombrables tubes que Whitney a sorti depuis ses débuts quinze ans plus tôt, et qui sont épars sur ma collection de cassettes enregistrées à la radio, faute d'un budget suffisant à l'époque pour m'acheter les albums de la chanteuse.

C'était il y a vingt-cinq ans ; en ce début d'année 1987, les radio terminent de passer les singles extraits du premier album de la chanteuse, dont on a fait la connaissance ici au printemps précédent, quelques mois après son pays natal, avec son premier grand tube, Saving All My Love for You. De fait, c'est le seul single extrait de ce premier album qui se classera ici en France, mais les radios passeront les autres singles, en particulier le tube pop dance How Will I Know à l'automne 1986, et aussi un peu la balade Greatest Love of All. Mais on ne sait pas encore à ce moment là que la véritable déferlante viendra du second album de Whitney Houston, sobrement titré Whitney, qui sortira en juin suivant, porté par l'un des gros tubes de cet été-là, I Wanna Dance with Somebody. La machine est lancée, Whitney Houston sera l'une des stars de la fin des années 80 et des années 90, culminant avec l'énorme succès mondial de sa reprise du I Will Always Love You de Dolly Parton pour la bande originale de son film The Bodygard en 1992.

C'était il y a presque trente ans ; en cette année 1983, Whitney Houston vient de signer un contrat avec le label Arista de Clive Davis. Elle a 20 ans, une voix en or, le sourire et la beauté pour tout emporter sur son passage. Elle est une star en devenir.

C'était il y a trente-trois ans ; sur ce cliché, une jeune fille semble fixer l'horizon. Nous sommes en 1979, Whitney Houston a 16 ans. C'est l'âge de tous les possibles, le monde s'offre à elle. Elle ne sait sans doute pas encore qu'elle va conquérir le monde, avant que son destin ne s'obscurcisse, se terminant prématurément.

Cette jeune fille a été portée en terre hier, dans un cimetière du New Jersey. La vie est si courte ; le temps passe si vite.

Au revoir Whitney, merci pour tous ces moments de bonheur que vous avez apporté à ma vie à travers vos chansons ; merci pour votre sourire, votre beauté, vos multiples talents. Je ne peux m'empêcher de penser que la fin de votre vie fut un immense gâchis et que vous auriez sans doute mérité un autre destin. I will always love you

mercredi 8 février 2012

Rencontre au sommet

Quand les deux favoris à l'Oscar du meilleur acteur se croisent, sous les yeux d'un éminent nominé dans la même catégorie…

Jean Dujardin, Brad Pitt et George Clooney, un beau brelan de talents.

mercredi 25 janvier 2012

Etta James, un triste anniversaire

Aujourd'hui 25 janvier, Etta James aurait dû célébrer son 74e anniversaire. C'est en effet le 25 janvier 1938 que la grande chanteuse de jazz et de soul avait vu le jour. Hélas, elle s'est éteinte il y a cinq jours, plongeant beaucoup de fans ou de simples amateurs de sa musique dans la tristesse. Cette disparition n'avait pourtant pas été une surprise ; on la savait depuis longtemps gravement malade, et ses médecins avaient prévenu qu'elle était en sursis et qu'il fallait se préparer à sa disparition. Pourtant, les semaines avaient passé depuis cette annonce, et un léger espoir flottait quand même concernant une possible amélioration de son état de santé. J'avoue que c'est que j'espérais, il y a encore quelques jours. Et puis la terrible nouvelle est tombée, mettant fin définitivement à tout espoir de revoir Etta James un jour.

Mais aujourd'hui, c'est l'anniversaire de sa naissance. Pourquoi ne pas célébrer son existence et sa carrière avec le morceau pour lequel Etta James restera célèbre, ce que les anglo-saxons appellent sa signature song - la chanson qui évoque immédiatement un artiste, tant elle lui colle à la peau. Alors écoutons ce At Last, grande chanson qui connut moult interprètes mais restera à jamais attachée à Etta James tant sa version est excellente. Cette interprétation date de quelques années, une bonne quarantaine d'année après la sortie du morceau, mais elle permet de retrouver le morceau sans aucun artifice moderne.

C'est d'ailleurs par ce morceau, entendu sur la bande originale d'un film à succès à la fin des années 80, que mon chemin d'amateur de musique a croisé celui  de cette grande dame.

Happy Birthday Etta, wherever you are now!

Il y a un an, l'album “21” d'Adele

Ce 24 janvier, il n'y avait pas seulement le Macintosh d'Apple et votre serviteur qui avaient un anniversaire. Il y avait également le premier anniversaire de la sortie de l'album 21 d'Adele, le lundi 24 janvier 2011. Adele a été la star incontestée de la pop soul durant l'année 2011, ce qui vaut à cet album d'être le plus gros succès de l'année dernière dans le monde et de commencer cette année 2012 au sommet.

Je me souviens l'avoir acheté le jour de sa sortie, faisant un saut au rayon disques d'une grande surface culturelle sur mon chemin de retour, ce soir-là. Il faut dire que le premier extrait, qu'on entendait déjà pas mal avant la sortie, était un sacré tube. Mais Rolling in the Deep, puisqu'il s'agissait de lui, était l'arbre qui cachait la forêt de grandes chansons qu'on peut entendre sur l'album. Portés par la voix puissante d'Adele, ces morceaux évoquent toute une palette de sentiments amoureux, le plus souvent tristes. L'album parcourt ainsi une carte du tendre où n'existeraient que les aspects sombres de la relation. Avec la reprise du Lovesong de The Cure où l'on voit le joyau pop sombre d'origine se transformer en morceau folk champêtre, Adele se rattache à de glorieux anciens et se place dans toute une lignée d'auteurs interprètes britanniques.

Aujourd'hui, après une année 2011 fortement chargée, Adele doit garder le silence et laisser sa voix se reposer, sous peine de la perdre définitivement. On ne sait pas quand on pourra écoute le successeur de ce 21, mais heureusement cet album est toujours d'actualité et s'écoute toujours avec un immense plaisir, malgré les thèmes plutôt sombres et désespérés abordés dans ses chansons. Cette place d'album numéro 1 de l'année 2011 n'est finalement pas usurpée.

mardi 24 janvier 2012

Anniversaires

Les anniversaires rythment les années, et voici déjà revenu un anniversaire célébré régulièrement sur ce blog, celui du Macintosh d'Apple, l'ordinateur qui en son temps révolutionna la micro informatique, et dont le premier modèle a été présenté au monde le 24 janvier 1984, il y a maintenant 28 ans. Il sera issu de ce modèle originel une longue lignée encore bien vivante dont fait justement partie l'ordinateur sur lequel je rédige ces lignes. Cet anniversaire est le premier depuis la disparition de Steve Jobs, l'un des pères du Macintosh - mais loin d'être le seul, car ils furent nombreux à se pencher sur son berceau - en octobre dernier.

Oserai-je, à l'occasion de cet anniversaire, conseiller une nouvelle fois la lecture du billet passionnant que Laurent Gloaguen consacra à la naissance de cet ordinateur pour son 20e anniversaire ? Si vous ne l'avez pas encore lu, découvrez-le ici. Et si vous l'avez déjà lu, une relecture ne fait pas de mal, tant les circonstances de l'invention de cet ordinateur sont intéressantes et remarquablement narrées dans ce billet richement documenté. Donc Bon Anniversaire le Mac !

Et puis comme tous les ans, il y a aussi un autre anniversaire en ce jour, plus discret, de ceux plus anonymes qui n'entreront pas dans l'Histoire mais s'inscrivent dans une histoire. Il y 39 ans, vers 16h30, dans une maternité du Val-de-Marne…

lundi 16 janvier 2012

Jean Dujardin, un acteur en or

Jean Dujardin, vainqueur du Golden Globe 2012 du meilleur acteur dans une comédie ou un musical

Jean Dujardin a remporté la nuit dernière le Golden Globe du meilleur acteur dans une comédie ou un musical pour sa prestation dans le film de Michel Hazanavicius, The Artist. C'est une nouvelle qui me réjouit au plus haut point ; certes, il y a la petite touche de chauvinisme qui anime les Français quand l'un des leurs est en compétition quelque part et qui ne m'épargne pas, mais surtout il y a le fait que cela consacre un acteur éminemment sympathique dans un film hors du commun et carrément culotté.

Car hors du commun, The Artist l'est assurément, tout du moins à notre époque. Un film muet en noir et blanc, c'est quelque chose qu'on n'avait pas sorti depuis… la fin des années 1920, soit plus de 80 ans. C'est justement à cette époque que se situe l'action du film de Michel Hazanavicius, narrant le passage du cinéma muet au parlant, et ses conséquences sur la carrière d'une star du muet. Cette vedette, le héros du film, est interprété brillamment par Jean Dujardin, dans un style certes sur-expressif, mais il faut bien pallier à l'absence de dialogues. Et c'est cette interprétation qui, déjà, avait été remarquée et récompensée au Festival de Cannes en mai dernier, vaut aujourd'hui à Jean Dujardin une nouvelle et prestigieuse récompense en forme de consécration.

Il est noter qu'en plus de son interprète principal, le film a été aussi primé hier soir. Il faut avouer qu'il est réussi, parfait hommage à un certain âge d'or d'Hollywood, et qu'il bénéficie en plus pour sa distribution aux États Unis du support des frères Weinstein, qu'on dit faiseurs de récompenses depuis plusieurs années. Mais que cela ne cache pas le fait que le film a de toute façon gagné son pari, avec une réussite tant du côté des critiques que de celui du public.

Maintenant l'étape suivante, la dernière marche, c'est celle des Oscars. La presse commence à voir en Jean Dujardin un solide gagnant potentiel, mais prudence, il y a eu d'autres belles performances au cinéma cette année. Il paraît que celle de George Clooney dans le film d'Alexander Payne, The Descendant, et pour laquelle l'acteur a été aussi primé hier, est assez sensationnelle ; le film n'étant pas encore sorti sur nos écrans à l'heure où j'écris ces lignes, je ne suis pas en mesure de le confirmer, mais c'est fort possible. Et puis la presse française est aussi atteinte de la pointe de chauvinisme dont il était question au début de ce billet…

Quoiqu'il en soit, que Jean Dujardin savoure sa récompense et sa réussite ; et rendez-vous le 24 janvier prochain pour les nominations aux Oscars, avant la cérémonie le 26 février. Et d'ici là, d'autres cérémonies auront lieu, avec peut-être d'autres récompenses.

Un gars, une fille à Hollywood

Alexandra Lamy et Jean Dujardin à Hollywood, sur le tapis rouge des Golden Globes, avant la cérémonie, le dimanche 15 janvier 2012

mardi 3 janvier 2012

Comme une envie passagère de soleil

Mardi 3 janvier 2011, lendemain de reprise après des congés de fin d'année… Les fêtes pourtant toutes proches semblent désormais lointaines, et le temps ce matin est plutôt morose sur la banlieue sud de Paris. Du gris dans le ciel, de l'humidité et du froid dans l'air, l'hiver a pris ses quartiers sur notre région parisienne. 9h10, je descends du RER B, dernière étape de mon parcours du matin. Sortant de la torpeur du wagon, je rencontre le froid du quai à l'air libre. L'album que j'ai écouté ce matin, Neon Bible, second album d'Arcade Fire, vient de se terminer et j'ai déclenché la lecture aléatoire de mon iPod pour les quelques minutes de marche qui me restent.

Le morceau que le hasard a choisi pour moi dans ma bibliothèque musicale c'est Black Water de Timber Timbre, tiré de l'album Creep On Creepin' On du groupe canadien. Les premières paroles retentissent dans mon casque : « All I need is some sunshine… »

Oui, effectivement ça ne serait pas de refus…

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