Le Blog de Vincent

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mercredi 25 janvier 2012

Etta James, un triste anniversaire

Aujourd'hui 25 janvier, Etta James aurait dû célébrer son 74e anniversaire. C'est en effet le 25 janvier 1938 que la grande chanteuse de jazz et de soul avait vu le jour. Hélas, elle s'est éteinte il y a cinq jours, plongeant beaucoup de fans ou de simples amateurs de sa musique dans la tristesse. Cette disparition n'avait pourtant pas été une surprise ; on la savait depuis longtemps gravement malade, et ses médecins avaient prévenu qu'elle était en sursis et qu'il fallait se préparer à sa disparition. Pourtant, les semaines avaient passé depuis cette annonce, et un léger espoir flottait quand même concernant une possible amélioration de son état de santé. J'avoue que c'est que j'espérais, il y a encore quelques jours. Et puis la terrible nouvelle est tombée, mettant fin définitivement à tout espoir de revoir Etta James un jour.

Mais aujourd'hui, c'est l'anniversaire de sa naissance. Pourquoi ne pas célébrer son existence et sa carrière avec le morceau pour lequel Etta James restera célèbre, ce que les anglo-saxons appellent sa signature song - la chanson qui évoque immédiatement un artiste, tant elle lui colle à la peau. Alors écoutons ce At Last, grande chanson qui connut moult interprètes mais restera à jamais attachée à Etta James tant sa version est excellente. Cette interprétation date de quelques années, une bonne quarantaine d'année après la sortie du morceau, mais elle permet de retrouver le morceau sans aucun artifice moderne.

C'est d'ailleurs par ce morceau, entendu sur la bande originale d'un film à succès à la fin des années 80, que mon chemin d'amateur de musique a croisé celui  de cette grande dame.

Happy Birthday Etta, wherever you are now!

Il y a un an, l'album “21” d'Adele

Ce 24 janvier, il n'y avait pas seulement le Macintosh d'Apple et votre serviteur qui avaient un anniversaire. Il y avait également le premier anniversaire de la sortie de l'album 21 d'Adele, le lundi 24 janvier 2011. Adele a été la star incontestée de la pop soul durant l'année 2011, ce qui vaut à cet album d'être le plus gros succès de l'année dernière dans le monde et de commencer cette année 2012 au sommet.

Je me souviens l'avoir acheté le jour de sa sortie, faisant un saut au rayon disques d'une grande surface culturelle sur mon chemin de retour, ce soir-là. Il faut dire que le premier extrait, qu'on entendait déjà pas mal avant la sortie, était un sacré tube. Mais Rolling in the Deep, puisqu'il s'agissait de lui, était l'arbre qui cachait la forêt de grandes chansons qu'on peut entendre sur l'album. Portés par la voix puissante d'Adele, ces morceaux évoquent toute une palette de sentiments amoureux, le plus souvent tristes. L'album parcourt ainsi une carte du tendre où n'existeraient que les aspects sombres de la relation. Avec la reprise du Lovesong de The Cure où l'on voit le joyau pop sombre d'origine se transformer en morceau folk champêtre, Adele se rattache à de glorieux anciens et se place dans toute une lignée d'auteurs interprètes britanniques.

Aujourd'hui, après une année 2011 fortement chargée, Adele doit garder le silence et laisser sa voix se reposer, sous peine de la perdre définitivement. On ne sait pas quand on pourra écoute le successeur de ce 21, mais heureusement cet album est toujours d'actualité et s'écoute toujours avec un immense plaisir, malgré les thèmes plutôt sombres et désespérés abordés dans ses chansons. Cette place d'album numéro 1 de l'année 2011 n'est finalement pas usurpée.

mardi 24 janvier 2012

Anniversaires

Les anniversaires rythment les années, et voici déjà revenu un anniversaire célébré régulièrement sur ce blog, celui du Macintosh d'Apple, l'ordinateur qui en son temps révolutionna la micro informatique, et dont le premier modèle a été présenté au monde le 24 janvier 1984, il y a maintenant 28 ans. Il sera issu de ce modèle originel une longue lignée encore bien vivante dont fait justement partie l'ordinateur sur lequel je rédige ces lignes. Cet anniversaire est le premier depuis la disparition de Steve Jobs, l'un des pères du Macintosh - mais loin d'être le seul, car ils furent nombreux à se pencher sur son berceau - en octobre dernier.

Oserai-je, à l'occasion de cet anniversaire, conseiller une nouvelle fois la lecture du billet passionnant que Laurent Gloaguen consacra à la naissance de cet ordinateur pour son 20e anniversaire ? Si vous ne l'avez pas encore lu, découvrez-le ici. Et si vous l'avez déjà lu, une relecture ne fait pas de mal, tant les circonstances de l'invention de cet ordinateur sont intéressantes et remarquablement narrées dans ce billet richement documenté. Donc Bon Anniversaire le Mac !

Et puis comme tous les ans, il y a aussi un autre anniversaire en ce jour, plus discret, de ceux plus anonymes qui n'entreront pas dans l'Histoire mais s'inscrivent dans une histoire. Il y 39 ans, vers 16h30, dans une maternité du Val-de-Marne…

lundi 16 janvier 2012

Jean Dujardin, un acteur en or

Jean Dujardin, vainqueur du Golden Globe 2012 du meilleur acteur dans une comédie ou un musical

Jean Dujardin a remporté la nuit dernière le Golden Globe du meilleur acteur dans une comédie ou un musical pour sa prestation dans le film de Michel Hazanavicius, The Artist. C'est une nouvelle qui me réjouit au plus haut point ; certes, il y a la petite touche de chauvinisme qui anime les Français quand l'un des leurs est en compétition quelque part et qui ne m'épargne pas, mais surtout il y a le fait que cela consacre un acteur éminemment sympathique dans un film hors du commun et carrément culotté.

Car hors du commun, The Artist l'est assurément, tout du moins à notre époque. Un film muet en noir et blanc, c'est quelque chose qu'on n'avait pas sorti depuis… la fin des années 1920, soit plus de 80 ans. C'est justement à cette époque que se situe l'action du film de Michel Hazanavicius, narrant le passage du cinéma muet au parlant, et ses conséquences sur la carrière d'une star du muet. Cette vedette, le héros du film, est interprété brillamment par Jean Dujardin, dans un style certes sur-expressif, mais il faut bien pallier à l'absence de dialogues. Et c'est cette interprétation qui, déjà, avait été remarquée et récompensée au Festival de Cannes en mai dernier, vaut aujourd'hui à Jean Dujardin une nouvelle et prestigieuse récompense en forme de consécration.

Il est noter qu'en plus de son interprète principal, le film a été aussi primé hier soir. Il faut avouer qu'il est réussi, parfait hommage à un certain âge d'or d'Hollywood, et qu'il bénéficie en plus pour sa distribution aux États Unis du support des frères Weinstein, qu'on dit faiseurs de récompenses depuis plusieurs années. Mais que cela ne cache pas le fait que le film a de toute façon gagné son pari, avec une réussite tant du côté des critiques que de celui du public.

Maintenant l'étape suivante, la dernière marche, c'est celle des Oscars. La presse commence à voir en Jean Dujardin un solide gagnant potentiel, mais prudence, il y a eu d'autres belles performances au cinéma cette année. Il paraît que celle de George Clooney dans le film d'Alexander Payne, The Descendant, et pour laquelle l'acteur a été aussi primé hier, est assez sensationnelle ; le film n'étant pas encore sorti sur nos écrans à l'heure où j'écris ces lignes, je ne suis pas en mesure de le confirmer, mais c'est fort possible. Et puis la presse française est aussi atteinte de la pointe de chauvinisme dont il était question au début de ce billet…

Quoiqu'il en soit, que Jean Dujardin savoure sa récompense et sa réussite ; et rendez-vous le 24 janvier prochain pour les nominations aux Oscars, avant la cérémonie le 26 février. Et d'ici là, d'autres cérémonies auront lieu, avec peut-être d'autres récompenses.

Un gars, une fille à Hollywood

Alexandra Lamy et Jean Dujardin à Hollywood, sur le tapis rouge des Golden Globes, avant la cérémonie, le dimanche 15 janvier 2012

mardi 3 janvier 2012

Comme une envie passagère de soleil

Mardi 3 janvier 2011, lendemain de reprise après des congés de fin d'année… Les fêtes pourtant toutes proches semblent désormais lointaines, et le temps ce matin est plutôt morose sur la banlieue sud de Paris. Du gris dans le ciel, de l'humidité et du froid dans l'air, l'hiver a pris ses quartiers sur notre région parisienne. 9h10, je descends du RER B, dernière étape de mon parcours du matin. Sortant de la torpeur du wagon, je rencontre le froid du quai à l'air libre. L'album que j'ai écouté ce matin, Neon Bible, second album d'Arcade Fire, vient de se terminer et j'ai déclenché la lecture aléatoire de mon iPod pour les quelques minutes de marche qui me restent.

Le morceau que le hasard a choisi pour moi dans ma bibliothèque musicale c'est Black Water de Timber Timbre, tiré de l'album Creep On Creepin' On du groupe canadien. Les premières paroles retentissent dans mon casque : « All I need is some sunshine… »

Oui, effectivement ça ne serait pas de refus…

lundi 2 janvier 2012

Résolutions

Parmi les choses que l'on fait en général au début d'une année nouvelle, il y les bonnes résolutions, série de petits ou grands défis personnels que l'on se promet de suivre et de respecter tout au long de l'année. En général, certaines ne tiennent pas bien longtemps, et la plupart des autres s'effondrent en cours d'année. Bien peu en réalité passeront l'année, mais certaines reviendront dans la liste de l'année suivante, repartant pour un tour de piste.

Cette année, je n'ai pas dérogé à la règle, et je me suis fixé un certain nombre de résolutions. Parmi celles-ci, il y a le fait de reprendre en main ce blog, comme je le fais régulièrement, et cette fois de tenir la distance. Oui, il peut s'agir d'un vœu pieux comme les autres fois, mais j'ai quelques idées à propos de cet espace personnel qui traînent depuis un bout de temps et que j'aimerais bien cette fois voir concrétisées. Donc on verra bien ce que cela donnera.

Quand aux autres résolutions, elles sont un peu plus personnelles et n'ont donc pas leur place sur le vaste Internet ; l'une des règles d'or le concernant est de faire attention à ce qu'on y publie car sa mémoire est tenace et l'oubli bien aléatoire.

dimanche 1 janvier 2012

Adieu 2011… Bienvenue 2012 !

Voilà, le premier jour de 2012 touche à sa fin. Aux quelques lecteurs qui passeraient ici de temps à autre, je vous présente mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Qu'elle ne vous apporte que de bonnes choses, au premier lieu santé, bonheur, réussite et prospérité. Qu'elle tienne loin de vous tous les malheurs et toutes les galères, même si je sais qu'il s'agit d'un vœu pieux. Quoi qu'il en soit, j'espère que cette année nous apportera à tous de bons moments, de bonnes surprises et qu'elle sera globalement positive.

Sinon le début de l'année, c'est aussi le moment des bonnes résolutions…

jeudi 22 septembre 2011

Losing my R.E.M.

R.E.M. a donc annoncé sa séparation ce mercredi 21 septembre 2011. Il y a 20 ans, comme beaucoup de monde, je faisais la connaissance, à la faveur d'un tube de l'été 1991, avec le groupe. Le morceau en question, Losing My Religion, a été cette année-là un tube mondial, et l'un des morceaux phares de l'année. Par l'usage si inhabituel dans le rock de la mandoline, ce morceau demeure une particularité dans la production de ce moment-là. D'ailleurs, l'album dont il est tiré, Out of Time, contient d'autres morceaux utilisant cet instrument, et on peut vraiment dire que son style tranche avec tout ce que j'ai entendu jusque-là. Tombant sous le charme du groupe et de sa musique, je m'engage dans un parcours musical qui durera jusqu'à aujourd'hui.

Les années 90 furent formidables, le groupe étant à ce moment-là à son meilleur, et il sort pendant cette décennie une série d'albums de haute tenue ; Out of Time en 1991 pour ouvrir la décennie donc, suivi de leur chef d'œuvre Automatic for the People l'année suivante. En 1994, c'est un retour à un son très rock avec Monster, puis New Adventures in Hi-Fi en 1996. Parallèlement aux nouvelles sorties, je découvre leur discographie des années 80, car lors de la sortie de Losing my Religion, R.E.M. avait déjà 6 albums à son actif, tous excellents.

Lors de la tournée de promotion de Monster, en 1995, le batteur Bill Berry eut un accident cérébral, qui, s'il fut totalement guéri, poussa le batteur à quitter le groupe et arrêter la vie de rock-star en 1997, après la réalisation de l'album suivant. De quatuor depuis ses débuts, le groupe devient trio, Bill Berry n'ayant jamais été remplacé. C'est donc en trio que R.E.M. termine cette décennie avec Up en 1998, un album qui renouvelle le son du groupe avec des sons synthétique. Lors de la tournée qui suit l'album, j'ai la chance de les voir lors de leur passage à Paris à l'été 1999. Concert mémorable, arrivé en avance j'étais tout proche de la scène, littéralement au deuxième rang de la fosse. Ce sera donc l'unique concert du groupe auquel j'assisterai.

Et puis vinrent les années 2000. Le groupe continue de sortir régulièrement des albums de bonne facture, mais l'intérêt pour leur musique s'émousse. Je dois bien l'avouer, les albums de la dernière décennie, je les ai bien moins écoutés que ceux des décennies précédentes. Je suppose que tout simplement le groupe ne correspondait plus à son époque, il était un groupe des années 80 et 90. Celui qui fut à un moment le plus grand groupe de rock du monde, en 1995, faisait maintenant partie du paysage, et était devenu un dinosaure de la musique. Pourtant, il avait gardé de nombreux fans, comme en témoignent les nombreuses réactions à la nouvelle de sa séparation. Finalement, si cette annonce a été faite discrètement par le groupe, elle ne s'est pas faite dans l'indifférence, loin de là.

Je crois que le groupe a suivi une voie sage en se séparant maintenant, avant de sortir un mauvais disque. Ses membres ne sont pas fâchés, leurs chemins se séparent en bons termes, c'est une belle façon de clôturer la belle histoire du groupe. Merci à eux pour la musique qu'ils ont créé depuis 30 ans, je continuerai à l'écouter pendant encore longtemps.

lundi 12 septembre 2011

12 septembre

Voilà, ça y est. Nous sommes le 12 septembre, le lendemain du 11. Qu'ai-je fait ce jour-là, il y a 10 ans ? Je suis allé au cinéma, voir le film Opération Espadon, qui sortait ce jour-là. Car effectivement, si beaucoup d'entre nous peuvent dire où ils étaient et ce qu'ils faisaient le 11 septembre 2001, peu en revanche sont capable de se souvenir du lendemain ; tout au plus, s'ils avaient une activité routinière à l'époque, le savent-ils approximativement.

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