Dans mon billet précédent, je présentais les traditionnels vœux pour cette
nouvelle année, en souhaitant le meilleur pour cette année qui s'ouvrait. C'est
vrai que je fondais de grands espoirs pour cette année, histoire de balayer
2009 qui avait été morose, sinon mauvaise. Eh bien au bout de deux semaines, le
bilan est sans appel : le démarrage de cette année 2010 est sur un plan
personnel complètement catastrophique, en une situation qui je le crains va
persister, sinon dégénérer. J'avais prévu de m'épancher longuement à ce sujet,
et puis…
Et puis, vous l'avez sûrement appris aujourd'hui, un terrible séisme a
frappé Haïti la nuit dernière (heure de Paris), causant des dégâts
considérables à la capitale Port-au-Prince, et laissant craindre, à l'heure où
j'écris ces lignes, un bilan humain d'une ampleur terrifiante. Terrifiant,
c'est également le qualificatif qui m'est venu à l'esprit lorsque j'ai entendu
les premiers témoignages, et lorsque j'ai vu les premières photos. Ce qui est
visible, c'est du malheur à l'état brut, de la destruction, des blessés… et des
morts. Et encore, ce que j'ai eu à voir n'était sûrement qu'un aperçu de la
désolation qui frappe les habitants de Port-au-Prince. Ce matin, les premières
estimations parlaient centaines de morts, peut-être un millier. Ce soir, le
nombre de victimes probables est plutôt estimé à plusieurs dizaines de
milliers, voire cent mille personnes. Sans compter les blessés, et tous ce qui
est à reconstruire.
Dans la journée, en pensant à cette catastrophe, je me suis dit qu'ici, en
Europe, nous avons bien de la chance d'échapper à des calamités comme les
tremblements de terre ou les ouragans ; la nature nous est plutôt clémente. Je
me dis aussi que face à une catastrophe d'une telle ampleur, mes soucis
personnels étaient à relativiser. Parce que finalement, ils sont de peu
d'importance en face d'un tel malheur.
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